L'enfant a échappé à la surveillance des éducateurs

le 31 mars 2009 à 14h36 , mis à jour le 31 mars 2009 à 16h22

L'enfant retrouvé pendu dimanche sur un toboggan au Foyer Alizé de Pamfou, en Seine-et-Marne, a échappé à la surveillance de ses éducateurs.

[Expiré] toboggan aire de jeux enfant jeux © SXC.HU

Les premières constatations des enquêteurs de la brigade de recherches de la gendarmerie de Melun "montrent que Dimitri a échappé à la surveillance des deux éducateurs" présents dimanche mais "ce n'est pas parce qu'il a échappé à leur surveillance qu'il y a eu un défaut de surveillance", selon une source judiciaire. Dimanche, ce petit garçon avait été retrouvé pendu sur un toboggan au Foyer Alizé de Pamfou, en Seine-et-Marne.
 
"Il est trop tôt pour démontrer si la mort de l'enfant est en relation avec une faute commise par quelqu'un", a précisé cette source. Les éducateurs, le directeur du foyer "ont été auditionnés" mais les parents de l'enfant "n'étaient pas en état d'être entendus" jusqu'à mardi matin, a-t-on indiqué de même source.
 
"Joué au chien"

 
"Après une matinée de jeux, les enfants du foyer se seraient regroupés dans une pièce avant de passer à table. Mais s'apercevant que Dimitri était absent, un éducateur puis tout le monde est sorti pour le chercher et c'est là qu'on a découvert l'enfant mort, la corde à sauter autour du cou, sur le toboggan", a-t-on raconté de même source, précisant qu'il n'y avait "pas eu de témoins" au moment du drame. Dimitri "a dû sortir par une porte fenêtre d'une chambre située à côté de la sienne" pour rejoindre le jardin, a-t-on avancé de même source.
 
D'après cette source, "l'enfant avait joué au chien et avait donc la corde à sauter autour du cou", en guise de "laisse". Quand il "s'est élancé" de la plate-forme du toboggan pour glisser, la poignée de la corde à sauter était "coincée dans les lattes de bois à l'arrière", il "s'est étranglé".
 
Cellule psychologique
 
Le Conseil général de Seine-et-Marne, qui a autorité sur le foyer, a annoncé dans un communiqué avoir "engagé une enquête administrative" en parallèle de l'enquête judiciaire et a ajouté qu'"au vue des conclusions de ces enquêtes, le département prendra les décisions qui s'imposent de nature à garantir le bien être et la sécurité des enfants". "Les enfants du foyer et le personnel concerné ont été immédiatement pris en charge" dimanche par "une cellule psychologique", a ajouté le Conseil général.

 

(D'après agence)

le 31 mars 2009 à 14:36
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