© DRLe journal russe Izvestia reprend ce matin la principale source du Bureau du Centre National d'Interpol qui déclarait la veille qu'il ne possédait pas d'information précise sur la présence d'Elise sur le territoire russe. Mais le journaliste insiste sur les déclarations de la porte-parole d'interpol qui conclut l'interview ainsi : "Si on trouve Elise et sa mère en Russie , il est exclu de les extrader. Elles sont toutes les deux citoyennes de Russie et seront donc protégées !" L'article cite des sources anonymes qui confirmeraient la présence de la petite Elise sur le territoire russe.
Retour au tribunal pour les parents de la petite Elise
La mère de la petite fille franco-russe accuse son père de l'empêcher de la voir malgré une décision de justice.
Publié le 24/09/2010
Le quotidien Novye Izvestia revient sur l'affaire sous un angle plus politique. Les députés de la Douma ont commencé à parler de la nécessité d'un accord international entre la Russie et l'UE. Il permettrait de réglementer les conflits entre les parents dont les enfants ont la double nationalité. L'article explique que les juristes spécialistes du droit international jugent que les cas de ces familles doivent être réglés selon les accords internationaux. Karina Moscalenko, avocate, travaillant à Strasbourg s'interroge sur la difficulté d'avoir une double juridiction. Moscalenko pense que si l'on trouve Elise avec sa mère à Moscou, il serait raisonnable pour Jean-Michel André de porter le dossier en justice contre son ex-épouse à Moscou, et ensuite de s'adresser à Strasbourg.
Le média MK (Moskovsky komsomolets) centre son article sur les recherches de la petite Elise en Russie. Le dirigeant du centre de presse du ministère de l'Intérieur Oleg Elnikov rappelle les moyens: "Interpol a envoyé les photos de la fillette à 187 Etats. Le bureau d'Interpol russe a reçu également cette annonce hier. Nous allons effectuer les recherches d'Elisa en conformité avec la loi russe. Mais la question de la délivrance de la fillette à la justice française n'est pas de notre compétence. Nous avons déjà prévenu nos collègues français !"
Le journal Komsomolsakaya pravda centre aussi son article sur la suite juridique de l'affaire. Anatoly Koucherena, avocat, membre de la Chambre sociale s'exprime ainsi : "Si Elise et sa mère sont en Russie, nous défendrons leurs intérêts. Les deux sont citoyennes de la Russie, la Constitution interdit d'extrader nos citoyens et de les délivrer à d'autres Etats. » Selon le journaliste, d'un point de vue juridique, cette affaire est dans l'impasse : "selon la loi francaise le père de la fille est dans son droit, selon la loi russe c'est la mère qui est dans son droit. Maintenant tous les problèmes liés au sort de la fille seront traités au niveau diplomatique". Igor Liakin-Frolov, vice-directeur du Departement de l'information et de la presse du MID (Ministere des affaires etrangeres) conclut ainsi : "mais notre priorité est de défendre les intérêts des citoyens russes".
Interfax, l'agence de presse russe, cite le chef du centre de presse des Affaires intérieures, Oleg Yelnikov : «cette situation est toutefois très compliquée à cause des différentes interprétations de la législation, en France et en Russie. En conformité avec la législation russe, le rapt d'enfant n'est pas considéré comme tel, si c'est fait par l'un des parents, sans violence », explique-t-il (ndlr, en l'occurrence, il y a eu violence manifeste à l'encontre du père lors de l'enlèvement).
Enfin autre réaction, mais cette fois à la radio (L'Echo de Moscou), Vladimir Ovtchinskyi, qui a été pendant plusieurs années le chef du bureau russe d'Interpol, a confirmé que si la fillette est une citoyenne russe, la cour de Russie ne la laissera « jamais » repartir en France. Mais s'il est avéré que c'est la mère d'Elise qui a organisé l'enlèvement, des poursuites seront engagées contre elle. Et si elle est reconnue coupable elle purgera sa peine en Russie.
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