Image d'archives © TF1-LCIDans ce courrier daté du 9 mars adressé à Me Maryse Pechevis, l'auteur, ou les auteurs, des menaces dit être "désolé" du placement en garde à vue de son client, un homme de 47 ans, la semaine passée, selon cette source, confirmant une information de Libération.
"On n'accuse pas les individus comme cela", écrit l'auteur qui commence sa lettre par "nous les combattants cellule 34". Le lieu d'expédition de cette nouvelle lettre n'était pas identifiable dans l'immédiat.
Les enquêteurs "rattachent" cet envoi à ceux reçus ces dernières semaines notamment par le président Nicolas Sarkozy, le sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, ou encore les ministres de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, de la Justice Rachida Dati et de la Culture Christine Albanel, a précisé cette source. Pour s'authentifier, l'auteur donne dans sa lettre des précisions sur les munitions adressées dans ces précédents envois: "ce sont des 9 mm par full metal jacket 12.4g et 8.00 g d'ogive blindée de marque GECO".
Annonçant une "phase 2 de l'opération", le corbeau demande dans son courrier à Me Pechevis "l'arrêt des reconduites à la frontière, la remise en liberté de Jean-Marc Rouillan (cofondateur d'Action directe, ndlr), de Julien Coupat (soupçonné de sabotages contre des lignes SNCF, ndlr), l'arrêt de la parodie de justice contre Yvan Colonna".
Un homme de 47 ans, informaticien au chômage et militaire de réserve, soupçonné d'être l'auteur de ces lettres, avait été interpellé le 4 mars à Montpellier à la suite d'une dénonciation de son ex-compagne. Il avait été remis en liberté 34 heures plus tard en l'absence de charges contre lui.
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