Le principal d'un collège roué de coups et hospitalisé

le 19 mars 2009 à 16h45 , mis à jour le 19 mars 2009 à 23h41

Il a été blessé en voulant protéger un élève qu'un autre collégien et des individus extérieurs à l'établissement voulaient tabasser, à Garges-lès-Gonesse.

 Garges-lès-Gonesse principal collègeLe principal du collège Pablo-Picasso de Garges-lès-Gonesse, dans le Val d'Oise, roué de coups le 19 mars 2009 © TF1-LCI

Le principal du collège Pablo-Picasso de Garges-lès-Gonesse, dans le Val d'Oise, a été roué de coups et hospitalisé jeudi, après l'intrusion d'une dizaine de jeunes dans son établissement, a-t-on appris auprès de l'Académie de Versailles. "Une bagarre a eu lieu entre deux élèves, qui se sont séparés. L'un d'eux a appelé ses copains et une dizaine de jeunes se sont introduits dans l'établissement", a expliqué Jean-Xavier Moreau, directeur de cabinet du recteur de Versailles. "Le principal du collège a alors voulu s'interposer et a été roué de coups de poing et de coups de pieds", a-t-il ajouté.

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En fin d'après-midi, après être sorti de l'hôpital, Patrick Cassou a confirmé cette version des faits, précisant que les indvidus extérieurs à l'établissement étaient armés de barres de fer et de bâtons. Afin de protéger "l'élève-cible, je l'ai plaqué au sol, je l'ai protégé et j'ai ainsi reçu des coups qui ne m'étaient pas destinés", a-t-il précisé aux journalistes. Des barres de fer ont été retrouvées sur place. Le principal s'est rendu lui-même à l'hôpital de Gonesse où, selon une source policière, il a été soigné pour des hématomes, avant de réintégrer son établissement. Il a été entendu jeudi par le commissariat de Garges-lès-Gonesse, chargé de l'enquête. Le principal a déposé plainte. Dans sa plainte, la victime dit avoir été frappée à coups de poing et de pied, sans faire état de coups portés avec un quelconque instrument.

Cinq mineurs âgés de 15 ans ont été interpellés jeudi soir et ont été placés en garde à vue, selon une source judiciaire. Dans l'après-midi, les ministres de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et de l'Education, Xavier Darcos, ont condamné l'agression. Dans un communiqué, Mme Alliot-Marie a assuré qu'elle "souhaitait que les auteurs de cet acte inqualifiable soient interpellés et sanctionnés comme il se doit". Mercredi, Nicolas Sarkozy avait annoncé 16 mesures policières et judiciaires pour combattre le phénomène des bandes violentes, dont les membres s'exposeront à une peine de trois ans d'emprisonnement. Cette annonce faisait suite à l'expédition punitive violente menée le 10 mars dans un lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis) par une vingtaine d'individus cagoulés et armés de barres de fer, de bâtons et de couteaux.

le 19 mars 2009 à 16:45
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2 Commentaires

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  • Sapiac, le 19/03/2009 à 17h22

    Bientôt il faudra des chars d'assauts devant les écoles!!!!! .à force d'être trop laxiste voilà ou cela mène .............il est grand temps que l'on mette un terme à toute ces exactions car je crois savoir que nous sommes dans un état de droit .alors agissons et vite avant qu'il ne soit trop trad .

  • Cat, le 19/03/2009 à 17h15

    ça craint vraiment maintenant les écoles en ville !!! nos enfts ne sont plus en sécurité si on laisse entrer n'omporte qui comme ça ...

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