© AFPLe sommet de l'Otan des 3 et 4 avril se prépare à Strasbourg et les drapeaux pacifistes qui ornaient les fenêtres de certains appartements ne seront pas restés longtemps en place. Plusieurs habitants qui avaient accroché des drapeaux arc-en-ciel symbole de paix, à leurs fenêtres, ont reçu la visite de policiers qui leur ont intimé l'ordre de les enlever.
L'affaire a été révélée dans le quotidien régional Les dernières nouvelles d'Alsace, par Christian Grosse, militant communiste qui avait accroché à sa fenêtre des drapeaux portant les inscriptions "Peace" (Paix) et "No to Nato" (Non à l'Otan). "Le policier a dit à mon fils : 'Je vous demande de l'enlever. J'ai eu des ordres'", a-t-il expliqué à l'agence Reuters. Au moins trois ou quatre autres personnes seraient elles aussi concernées à Strasbourg et dans les environs. Christian Grosse a remis ses drapeaux et estime que l'affaire lui a, in fine, permis d'en vendre "un peu plus".
Liberté d'expression
Mercredi, le maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, a vivement réagit. Il estime que cette décision n'est "pas acceptable". "La mise en place de ces drapeaux n'étant en rien attentatoire à l'ordre public", a-t-il déclaré. Il rappelle que "la tenue du Sommet de l'OTAN à Strasbourg doit être compatible avec la libre expression de tous, droit démocratique fondamental, dans le respect du droit et des personnes, et dans le cadre des dispositifs de sécurité qui ont été arrêtés par le Préfet. Il réaffirme que "Strasbourg doit être à la hauteur de cet évènement international majeur, en conformité avec sa tradition de libre expression démocratique et de défense des droits de l'Homme."
Alors que Strasbourg se transforme en camp retranché pour accueillir le sommet de l'Otan ainsi que des dizaines de milliers de manifestants anti-Otan, la préfecture du Bas-Rhin a quant à elle démenti avoir donné des ordres à la police pour effectuer des visites chez des particuliers et leur demander de retirer leurs bannières des fenêtres.
(D'après agences)
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