Arrestation à Montpellier le 4 mars 2009 dans le cadre de l'enquête sur les courriers de menaces de mort envoyés au président et à des politiques © TF1-LCILe parquet de Paris a prolongé jeudi la garde à vue de l'homme de 47 ans interpellé mercredi à Montpellier dans l'enquête sur l'envoi de lettres de menaces de mort et qui conteste être l'auteur de ces courriers anonymes, a annoncé une source judiciaire.
Cette garde à vue, susceptible de durer 96 heures au maximum, a été prolongée jeudi à la mi-journée de 24 heures, a indiqué le parquet de Paris reconnaissant qu'il n'y avait "pas d'élément de preuve à ce stade" contre le suspect qui a contesté être à l'origine des lettre de menaces de mort. Cet homme, informaticien et militaire de réserve, a été interpellé à la suite d'une dénonciation de son ex-compagne: celle-ci "aurait alerté la police car il aurait employé pour la menacer des termes proches de ceux utilisés dans les lettres", selon une source proche du dossier. Il a été placé en garde à vue à la PJ de Montpellier. Son domicile a été perquisitionné et du matériel informatique saisi, selon une source proche du dossier.
Balles de 9 mm
Les courriers de menaces, postés de plusieurs villes de l'Hérault, selon une source proche du dossier, ont été envoyés en deux vagues. La première a été postée début février d'un même endroit, non précisé, à proximité de Béziers. Accompagnées d'une balle de 9 mm, de type 38, les lettres ont été adressées au sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, et au président de la République. La deuxième vague a été envoyée aux ministres de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, de la Justice Rachida Dati, et de la Culture Christine Albanel, ainsi qu'au maire UMP de Bordeaux Alain Juppé. Le député du Nord UMP Christian Vanneste et le sénateur UMP de Lozère Jacques Blanc ont également reçu la lettre, chaque fois accompagnée d'une balle de 9 mm. Le député des Hauts-de-Seine, porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, et le maire UMP de Perpignan, Jean-Paul Alduy, cités dans ces courriers, ont
indiqué à l'AFP ne pas avoir reçu de lettre.
Mercredi, une source proche de l'enquête a indiqué qu'un courrier similaire avec une balle était parvenu au PDG de TF1 Nonce Paolini au siège de la chaîne à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). France Télévisions a également indiqué avoir reçu la même missive.
(D'après agence)
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