© TF1Mercredi dernier, l'avion qui devait emmener Nicolas Sarkozy à Kinshasa (RDCongo) avait onnu un incident mécanique, forçant le président à changer d'avion sur le tarmac de l'aéroport de Villacoublay. Le problème concernait l'un des réacteurs de l'A319 présidentiel (lire notre article).
L'histoire aurait pu en rester là : plus de peur que de mal, une simple anecdote dans l'histoire de l'aviation présidentielle. Mais, selon le Parisien de lundi, le chef de l'Etat n'a pas du tout apprécié le contretemps, qui l'a fait atterrir à Kinshasa, avec une heure et demie de retard. Au fil des minutes, alors que la délégation attendait pour embarquer sur un avion de rechange, Nicolas Sarkozy se serait montré de plus en plus agacé. A bord de l'avion se trouvaient également Christine Lagarde (ministre de l'Economie), Brice Hortefeux (Travail), Alain Joyandet (secrétaire d'Etat à la Coopération), Rama Yade (Droits de l'Homme) et Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, membre de la délégation.
"Air Force One" à la française
Et, selon Patrick Balkany, cité par Le Parisien, le président, calme au départ, s'est agacé, ne trouvant pas normal qu'un incident de ce type arrive sur un avion présidentiel. Selon le maire de Levallois, il y a eu "une flamme et un bruit important ". Nicolas Sarkozy "a demandé un rapport de l'incident", assure Patrick Balkany. Selon l'Elysée, une double enquête civile et militaire a été diligentée. En principe, il n'y aura pas d'enquête judiciaire, sauf si l'analyse technique relève une anomalie autre qu'accidentelle.
Quoiqu'il en soit, un récent rapport indique que la flotte présidentielle atteint ses limites opérationnelles et techniques. En 2010, les deux Airbus A319 doivent être remplacés. Qu'à cela ne tienne, leur successeur est déjà trouvé : Nicolas Sarkozy a fait acheté par l'Etat un long-courrier A330 d'occasion, le futur "Air Force One" à la française qui avait fait tant fait parler en 2008.
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