Un lycée envahi par une bande armée de barres de fer

le 10 mars 2009 à 16h10 , mis à jour le 11 mars 2009 à 11h47

Une vingtaine d'individus armés de barres, bâtons et couteaux ont pénétré mardi dans un lycée professionnel de Gagny, blessant légèrement douze personnes.

lycée gagny seine saint denisAu lycée de Gagny après l'intrusion d'une vingtaine de jeunes le 10 mars 2009 © TF1/LCI

Stupeur au lycée professionnel de Gagny, en Seine-Saint-Denis. Mardi, vers 10h30, un groupe d'une vingtaine de personnes, cagoulées et armées de barres de fer, bâtons et couteaux ont pénétré dans l'établissement, "à la recherche d'autres jeunes qu'ils voulaient frapper", a expliqué le ministre de l'Education Xavier Darcos, après avoir rencontré le personnel de lycée professionnel Jean-Baptiste Clément, situé dans une zone pavillonnaire. Douze personnes ont été légèrement blessées, des élèves et membres du personnel éducatif du lycée qui se trouvaient alors dans la salle de permanence. Parmi eux, quatre ont été hospitalisées.

Six jeunes âgés de 16 à 20 ans ont été interpellés mardi après-midi et placés en garde à vue au commissariat de Gagny. Trois ont été arrêtés "alors qu'ils s'étaient réfugiés dans un pavillon proche", les autres vers 13 heures à proximité, a précisé le chef de la sécurité publique Jean-François Herdhuin. L'un d'eux était "porteur d'une barre de fer et de traces de sang". Mercredi matin, on apprenait que six autres jeunes avaient été interpellés mardi soir à Gagny, portant à 12 le nombre de jeunes hommes en garde à vue.

Une rivalité amoureuse

Selon le rectorat, une "rivalité amoureuse" liée à une "très ancienne rivalité de bandes originaires de deux cités de la ville, les Dahlias et Chesnay" serait à l'origine de l'intrusion. Les agresseurs étaient à la recherche d'un élève en particulier, qui a été blessé à la lèvre. Selon une source judiciaire, les individus venaient du lycée technique voisin Gustave Eiffel. "Il est insupportable que des violences de quartiers, des règlements de comptes entre bandes viennent s'exercer dans des établissements scolaires", a déclaré le ministre, qualifiant de "grave" cette intrusion. "Ce n'est pas une violence de l'école mais une violence qui vient à l'école", "c'est profondément choquant, c'est un sacrilège", a ajouté le ministre alors que sa collègue de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a fait part dans un communiqué de sa "profonde indignation".

Conséquence de l'intrusion, le lycée devait être fermé jusqu'à mercredi matin et une cellule de travail pour traiter les problèmes de sécurité a été installée. Le syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale a condamné cette "action violente" et souhaité que "l'enquête aboutisse le plus rapidement possible". Pour Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, "la sécurité de cet établissement doté d'une vidéosurveillance et de portails assez élevés n'est pas en cause". "Le problème est que des bandes puissent circuler ainsi", a-t-il affirmé.

22 interpellations après une rixe dans l'Essonne

Au moins deux personnes ont été blessées et 22 autres interpellées mardi à la suite d'une rixe entre deux bandes rivales à la gare de Vigneux-sur-Seine. Selon la SNCF, le trafic a été interrompu de 20h15 à 21h10 à partir de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, et jusqu'à Juvisy, dans l'Essonne, en raison de la présence de personnes sur les voies. L'affrontement a opposé au total une quarantaine de jeunes, originaires de Vigneux-sur-Seine et de Grigny, selon une source judiciaire.

(D'après agence)

le 10 mars 2009 à 16:10
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58 Commentaires

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  • SGK, le 12/03/2009 à 02h19

    C'est bien sur scandaleux que ça arrive à l'intérieur d'un lycée, mais y a une chose que vous oubliez! Y a une autre réalité que celle que vous vivez. Celle là est dure, il faut se battre pour survivre et ces gens ne connaissent que ça depuis touts petits. Cette réalité est la leur est si vous ne la connaissez pas, vous ne la comprendraient pas. C'est facile de dénoncer ça, mais vous croiyez vraiment que les flics vont changez quelque chose?! Le problème est plus en amont que ça.

  • Michele, le 11/03/2009 à 21h42

    Si je lis bien, nombreux sont ceux qui pensent que si ce "règlement de comptes" avait eu lieu hors de l'école, il ne poserait pas problème. A l'extérieur du lycée, il est probable que l'échauffourée aurait encore plus mal tourné. Peu importe oú a lieu la violence. Le problème, c'est qu'elle ait lieu. Et pourquoi de plus en plus de gamins pensent-ils qu'être un "homme" veut dire être un caïd violent et sans cervelle? D'oú sortent-ils ces pseudos valeurs à la c.n, qui datent d'un siècle?

  • Ju, le 11/03/2009 à 17h21

    Les parents y sont où ? Ben on se le demande... Loin de moi l'idée de faire un amalgame douteux, mais si ces même parents, qui sont responsables de leurs enfants, devraient se voir dispenser d'aides sociales. Il faut appuyer là ou ça fait mal si l'on veut que ça cesse et malheureusement, on ne peut pas mettre des flics partout. Je sais qu'il y en a qui vont hurler à la lecture de mon message, mais ca suffit les mesurettes pour remédier à ces actes intolérables et plus que récurrents.

  • Eddy, le 11/03/2009 à 17h03

    Voulez vous bien arretez d'appeler les auteurs de ces délits " des jeunes "!! ce sont des délinquants, ou des suspects!!! mais pas des jeunes!! c'est une insulte pour la majorité des jeunes qui, eux, ne commettent pas de délits!! merci de publier!

  • Lulolu, le 11/03/2009 à 16h47

    Je suis tout à fait d'accord avec JC de DRANCY, la critique est facile mais l'art est difficile, evidemment que la plupart des réactions et agissements des jeunes sont à l'origine de leur éducation à ce sujet gros laxisme en France. Les parents ne savent plus élevés leurs gosses et c'est bien triste. La prison n'arrange pas tout mais une maison de correction comme avant ou au USA serait la boenvenue. Il n'y a pas de cas désespérés c'est seulement la volonté de vouloir s'en sortir qui devrait prendre le dessus. Pour ANNA, il est temps d'apprendre à écrire correctement le Français surtout quand on est au lycée. Merci de me publier.

  • Bulle, le 11/03/2009 à 16h24

    Un fait semblable est arrivé il y a 1 mois dans un lycée de toulouse, parce qu'un jeune de 16 ans s'est pas laisseé racketer, et qu'il a mis un coup de poing à son agresseur. L'agresseur est revenu 3 jours après avec 3 autres personnes. Ils étaient 3 armés de battes de basball, et 1 avec un flingue. Ils sont rentrés dans l'établissement à la recherche de ce jeune, qui par chance n'était pas dans la classe où ils ont faits irruption. Ils ont braqués l'arme sur la prof, pour savoir où se trouvait le jeune. Cette prof a fait preuve de courrage car elle n'a rien dit, et est allée prévenir le jeune pendant que les voyous fouillaient d'autres classes. Elle s'est enfermée avec les élèves de la classe du jeune recherché, et les a fait se cacher, en attendant la police qu'elle a prévenu par portable.

  • Titelu952, le 11/03/2009 à 15h26

    Ils ne savent pas vivent en société faut les enfermé ras le bol d'entendre des trucs comme même à l'école y a plus de sécurité

  • Maurice, le 11/03/2009 à 13h51

    Il faut enlevé la justice de gauche qui encourage les délinquants à se livrer à ce genre d'acte et les placer en centre de détention pendant cinq ans ferme assorti d'une peine de cinq ans pour reconstruire un pays en guerre et surtout faire payer les parents pour les mineurs,la france présente trop de liberté, de laxisme et ça devient inacceptable

  • Pedrox, le 11/03/2009 à 13h33

    A Pipo, tu découvres aujourd'hui que la jeunesse ouvriere des lycées professionnel n'apprend pas la meme chose qu'a Henri 4 et q'on y apprend a se servir d'outils et de machibne. Ca aura au moins servi à ça... En effet, il existe une jeunesse ouvriere en France, elle est issue des milieux populaires et pourtant elle lit ce genre de site et commente ce qui s'écrit sur elle. Au risque d'affronter le mépris de ceux qui l'gnorait jusque là.

  • Ratblanc, le 11/03/2009 à 12h43

    Ce fait divers devient inquiètant, d'une part parce que l''école représente un lieu hautement symbolique du civisme, de l'instruction, de l'égalité ,. Les commentaires nous informent d'une bandes armée , d'une expédition punitive ...Comment ne pas réagir face à la banalisation de ces actes odieux et inadmissibles, s'agissant de vulgaires voyous parce qu'il faut les appeler par leurs noms. Vous avez dit pas de policier dans les écoles ? Sans faire de proçès d'intention je ferai remarquer que c'est souvent dans la même zone!

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