Une fausse bombe dans un pot de Nutella

le 04 mars 2009 à 12h51 , mis à jour le 04 mars 2009 à 14h34

Un client de l'Intermarché de Vannes qui voulait se faire des tartines au chocolat a eu la désagréable surprise en ouvrant son pot de trouver un faux engin explosif au lieu de la pâte à tartiner ...

supermarché rayon produit alimentation © TF1/LCI

C'était le 26 février dernier. A vannes. Un client fait, comme d'habitude, ses courses à l'Intermarché. Dans son caddie, il glisse un pot familial (850gr) de la fameuse pâte à tartiner Nutella. Quelques jours plus tard, alors qu'il s'apprête à se préparer de délicieuses tartines au chocolat, quelle n'est pas sa surprise à l'ouverture du pot. Le chocolat a disparu. A la place, il découvre un dispositif qui ressemble à une bombe. Selon le Parisien, qui révèle l'information, l'homme prévient aussitôt la police qui isole le pot en attendant les services de déminage. L'engin se révèlera factice.
 
"Il s'agit d'un faux engin explosif, conçu de manière assez élaborée, confie au quotidien une source proche de l'affaire. Il y avait notamment à l'intérieur du pot, une pile électrique reliée à un récipient renfermant un liquide de couleur bleue". Des analyses sont en cours. "Le ou les commanditaires ont également ajouté à leur dispositif un message écrit à la main en expliquant que la police devait les prendre au sérieux et se mettre à leur recherche le plus rapidement possible", ajoute la même source dans le Parisien.
 
Le parquet de Vannes a ouvert une enquête et saisi les enquêteurs de la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes. Dans un communiqué adressé jeudi aux médias Ferrero France, qui commercialise la marque Nutella, "tient à préciser qu'il est hautement improbable que son site de production de Villers-Ecalles puisse être impliqué dans cet incident". L'entreprise indique "qu'elle n'a été informée de cet acte de malveillance que ce jour même par les médias" et qu'elle s'est aussitôt mis en relation avec la PJ de Rennes estimant "essentiel d'apporter son concours à l'enquête" même si la bombe était factice.

Selon les premiers éléments de l'enquête, il n'y aurait pas de lien entre cette affaire et des menaces adressées en janvier à une autre enseigne. Des cartes de visite demandant une rançon de 800 000 euros sous peine d'empoisonner des produits avaient été déposés dans des rayons de plusieurs Carrefour.

le 04 mars 2009 à 12:51
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