Une "nuit des universités" dégénère à Montmartre

le 18 mars 2009 à 07h18 , mis à jour le 18 mars 2009 à 09h23

Des heurts ont éclaté dans la nuit entre policiers et étudiants à Paris, en marge d'une mobilisation sur le site de l'Université Paris VII.

Les dégâts à Paris après les heurts le 17 mars 2009Les dégâts à Paris après les heurts le 17 mars 2009 © LCI

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Sciences-Po Paris occupée, avant les heurts de Montmartre

Une "nuit des universités" organisée dans le cadre de la mobilisation des enseignants-chercheurs a dégénéré mardi soir à Paris. Une partie des étudiants y participant sur le site de l'Université Paris  VII, dans le XIIIe arrondissement ont décidé de manifester spontanément dans les rues de la capitale. Après avoir brièvement bloqué la circulation près de Châtelet, ce groupe s'est rendu dans les quartiers de Barbès et de Montmartre, où il a été poursuivi  par les CRS, visés par des jets de bouteilles, a indiqué un étudiant sous le couvert de l'anonymat.
 
Des heurts plus important auraient ensuite éclaté. Des CRS en tenue anti-émeute ont chargé ce groupe d'étudiants, selon un journaliste de l'AFP. Après l'affrontement, le sol de plusieurs rues était jonché de bris de verre, et les vitrines d'un supermarché et de deux agences bancaires ont été brisées. Selon des témoins, c'est une partie des jeunes qui se sont livrés à des actes de vandalisme. La préfecture de police livre une version un peu différente : il n'y a pas eu "confrontation directe" avec la police qui a toutefois essuyé des jets de projectiles, explique-t-elle. "A partir de 22h30, une partie des étudiants assistant à la nuit des Universités a décidé d'un déplacement dans la capitale en passant par le centre de Paris pour rejoindre le quartier de Barbès. Des dégradations ont été commises. Des vitrines ont été notamment étoilées par des jets de bouteilles" a-t-on souligné. Quatre personnes, sans qu'il soit précisé s'il s'agit d'étudiants, ont été interpellées puis placées en garde à vue. 

 
"Des facs qui tombent en ruine"

 
La police devant Sciences-Po ParisQuelques heures auparavant, l'Institut d'études politiques de Paris avait été occupé dans l'après-midi et une partie de la soirée par une partie de ces étudiants de Paris-I, Paris-III,  Paris-X, Paris-VIII-Saint-Denis, Paris-XIII-Villetaneuse, de l'EHESS et de l'Ecole normale supérieure. "Un débat s'est instauré dans le grand amphithéâtre avec des étudiants de  première année de Sciences-Po sur les inégalités dans l'enseignement supérieur  entre les grandes écoles et les universités", a assuré l'un des porte-parole de ce mouvement, étudiant à Paris VII. "Vers 18h, neuf cars de police se sont déployés autour de l'IEP", a-t-il ajouté.
 
Les participants ont quitté l'établissement dans la soirée de leur propre  initiative à la suite d'une assemblée générale, pour se rendre à la "nuit des  universités" qui a dégénéré. Le syndicat Sud-Etudiant avait justifié cette occupation de Sciences-Po comme le  "symbole du système élitiste et hiérarchique dans l'enseignement supérieur français". "On veut nous enfermer dans des facultés qui tombent en  ruine, alors nous nous enfermons dans l'école la plus riche", a-t-il ajouté.
 
D'après agence

le 18 mars 2009 à 07:18
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5 Commentaires

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  • Action secréte, le 18/06/2009 à 08h47

    Je plaisante :)

  • Philou, le 18/03/2009 à 09h39

    Ils rèvent de mai 68; qui paie la casse : les français qui paient les impôts

  • Remi, le 18/03/2009 à 09h28

    Que la facture soit envoyee au syndicat a la source de cette manifestation. Ce n'est pas normal que les assurances payees apr les commerces donc leurs clients aient a payer le resultas d'actions anarchistes de syndicats.

  • Thierry, le 18/03/2009 à 09h12

    Quel rapport entre les facs et la destruction de commerces? en plus à Barbes et pas à Neuilly

  • Titine, le 18/03/2009 à 08h39

    Ne peut-on pas manifester, sans dégrader et casser? L'argent dépensée dans les réparations serviraient à entretenir ou reconstruire de nouvelles universités. Réfléchissez un peu les casseurs!

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