Portail d'accès aux voies du RER B près du Stade de France (9 mars 2009) © TF1/LCI |
| Pepy promet "une transparence absolue" |
Ils voulaient regagner leur autocar à temps. Ils ont donc pris ce qu'ils croyaient être un raccourci. Puis, c'est le drame, qui a coûté la vie à deux d'entre eux. Selon le procureur de Bobigny, François Molins, "aucune signalétique n'interdisait l'accès" à la zone située près du pont ferré où les supporteurs lillois ont été heurtés samedi soir par un RER après avoir quitté le Stade de France. "Aucune (...) ne prévenait des dangers encourus", "sur la porte et dans un périmètre immédiat", et ce, des deux côtés du pont, a affirmé le procureur lors d'un point presse lundi.
L'enquête préliminaire, ouverte dimanche pour homicides et blessures involontaires, devra également établir "comment" et "quand" la porte par laquelle sont passés les supporters a été détériorée, se retrouvant de fait "ouverte". Le pène avait en effet été scié et ne permettait plus le verrouillage de la porte. "Acte de vandalisme" ou "défaut d'entretien", les deux hypothèses ont été évoquées par le magistrat qui a annoncé l'ouverture dans les prochains jours d'une information judiciaire. L'autre porte, de l'autre côté du canal de Saint-Denis, était également "ouverte", le battant bloqué par des immondices, a-t-il dit. Des constatations qui correspondent aux témoignages des survivants du groupe de supporters lillois percutés par la rame.
"La circulation coupée"
Toujours selon le procureur, le groupe de douze supporteurs du club des "Ch'tis dogues de la Lys" à Outreau "était à la recherche du meilleur itinéraire" pour regagner leur car. "Ils se sont dit que si la porte était ouverte, la circulation était coupée" et se sont donc engagés dans l'escalier menant au pont avant d'être heurtés quelques minutes après par un RER vide, "circulant à 82 km heure", d'après la boîte noire, a ajouté le procureur.
Selon la SNCF, "aucune anomalie n'a été signalée en matière d'accès à la voie ferrée" lors d'une visite de sécurité le 2 mars dans le secteur. L'enquête judiciaire devra déterminer si le portillon a "été vandalisé comme c'est très souvent le cas", a déclaré lundi, lors d'un point presse à Paris, son président Guillaume Pepy.
(D'après agence)
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