L'hélicoptère de la sécurite civile qui s'est crashé en Corse, le 26 avril 2009 © LCIIl n'y a pas de survivants. Les cinq passagers de l'hélicoptère de la Sécurité civile de Haute-Corse, qui avait disparu des écrans radar au sud-ouest de Bastia samedi soir sont décédés. L'hélicoptère transportait une femme enceinte de 20 ans assistée d'une femme-médecin du Samu de 43 ans, un pilote et un co-pilote. La jeune femme a accouché en vol mais son bébé n'a pas survécu à l'accident.
L'épave a été repérée en plusieurs morceaux dimanche à 3h30 par un hélicoptère des secours qui avait pu décoller et qui a fourni les coordonnées GPS du lieu de l'accident aux équipes au sol. Peu avant 4h, les pompiers de Haute-Corse ont découvert les corps des victimes dans cette région montagneuse particulièrement difficile d'accès. Le pilote, 42 ans, et le co-pilote, 56 ans, étaient "chevronnés" et en Corse depuis plusieurs années, a souligné le préfet de Haute-Corse Hervé Bouchaert. "Ils étaient donc habitués à ce type de trajet", a-t-il dit, soulignant que la météo était "exécrable" au moment de l'accident. Aucun appel de détresse n'a été passé par le pilote et aucune communication radio ne laissait entrevoir que quelque chose d'anormal se passait à bord. La naissance de l'enfant n'a également pas été communiquée par le pilote.
L'hommage de MAM
L'appareil avait décollé à 19h15 du centre de secours de Ponte Leccia, en Haute-Corse, situé à moins de dix kilomètres du village de Lento où la femme enceinte a été prise en charge, alors qu'elle était sur le point d'accoucher. "Un point médical a été fait et il a été jugé préférable de prendre l'hélicoptère. Ce que l'on croit savoir, c'est que les contacts médicaux ne faisaient pas état d'une urgence absolue. On ne pensait pas à un accouchement immédiat", a expliqué le préfet. Au moment de sa disparition, l'hélicoptère survolait le défilé du Lancone, une chaîne montagneuse et faisait route en direction du centre hospitalier de Bastia lorsqu'il a cessé tout signal de la radio et du transpondeur. Les alentours de l'épave ont été interdits à la presse. En tout début de matinée, les corps des victimes ont été descendus à Rutani et ont été emmenés dans des corbillards à Bastia.
Près de 150 membres des secours (sécurité civile, gendarmerie, sapeurs pompiers et armée de l'air) ont été mobilisés, parmi lesquels des hommes spécialistes du sauvetage en milieux périlleux. Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur a exprimé sa "profonde émotion" et a adressé "ses sincères condoléances aux familles des victimes", avant de se rendre, dimanche après-midi, à Bastia où elle a rendu hommage aux secours qui ont tenté de retrouver les passagers de l'hélicoptère accidenté. La ministre a annoncé une enquête administrative et technique. Nicolas Sarkozy a lui fait part de sa "très grande tristesse" à l'annonce de l'accident. Il rend hommage "à la mémoire des pilotes de la sécurité civile et du médecin du Samu qui viennent de payer de leur vie un dévouement absolu au service de leurs concitoyens. Ce tragique accident endeuille cruellement la Corse et la communauté des acteurs de la sécurité civile". De son côté, le ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot indique qu'elle a appris "avec une immense peine" l'accident d'hélicoptère. Elle "s'associe à la douleur des familles des victimes et souhaite leur faire part de sa sincère émotion".
D'après agence
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