© TF1-LCI/R.BousquetA l'origine, l'affaire avait tout l'aspect d'un cambriolage ayant mal tourné. Dans la nuit de jeudi à vendredi, Annette Le Couviour, 75 ans, était morte asphyxiée après avoir été bâillonnée par deux hommes, ainsi que son mari Eugène, âgé de 90 ans. Les agresseurs avaient pénétré par effraction dans leur demeure cossue à Grand-Champ, dans le Morbihan. Ils en étaient repartis avec quelques bijoux.
Mais derrière les apparences, des détails avaient vite attiré l'attention des enquêteurs. La victime n'était pas morte par hasard. "Des morceaux de sparadrap obstruaient ses voies respiratoires alors que son époux n'avait pas été bâillonné de la même façon", a ainsi souligné le procureur de la République de Lorient, Jean-Pierre Picca.
"Une histoire de gros sous"
Et derrière cette mort atroce d'une vieille dame, les enquêteurs ont vite soupçonné un assassinat prémédité. L'épouse d'un des fils d'Eugène Le Couviour a ainsi été mise en examen pour avoir commandité le crime, ce qu'elle nie.
L'assassinat aurait été motivé, selon une source proche du dossier, par "une question d'héritage, une histoire de gros sous", au sein d'une famille où "les dissensions et divisions sont importantes", a noté de son côté le procureur. La belle-fille aurait chargé l'un de ses ex-employés de maison de proposer 20.000 euros à deux hommes pour qu'ils éliminent la femme qu'Eugène Le Couviour avait épousée en secondes noces, tout en maquillant l'assassinat en cambriolage.
Dans l'immédiat, les deux hommes de main, sous les verrous depuis dimanche, sont mis en examen pour assassinat, séquestration et vol avec violences, l'intermédiaire et la commanditaire, interpellés lundi, pour complicité.
D'après agence
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