Le président de Rennes 2 séquestré

le 06 avril 2009 à 21h00 , mis à jour le 06 avril 2009 à 21h14

Lundi soir, une centaine d'étudiants radicaux ont envahi le bâtiment où ils retiennent Marc Gontard. Le but : réclamer l'octroi automatique de certains examens.

La fac de Rennes 2 La fac de Rennes 2/Image d'archives

Une centaine d'étudiants radicaux occupaient lundi soir le rez-de-chaussée du bâtiment de la présidence de l'université Rennes 2, bloquant le président et le personnel dans les étages. Les manifestants réclament "un semestre blanc", c'est à dire l'octroi automatique des examens pour tous les étudiants de l'université en grève ou bloquée depuis plus de deux mois. C'est ce qu'a expliqué l'un d'eux à l'AFP.
 
"La présidence a été attaquée par un groupe d'une centaine de personnes qui ont cassé des vitres", a indiqué de son côté le président de Rennes 2 Marc Gontard par téléphone. "On est dans les étages, on attend d'être dégagés", a-t-il ajouté, en indiquant avoir fait appel à la police. En début de soirée, les étudiants occupaient toujours, dans le calme, le rez-de-chaussée du bâtiment alors qu'aucun signe d'intervention policière n'était visible. Cette action "sans précédent", selon le président est intervenue à l'issue d'une AG qui a décidé un blocage partiel de l'université, alors que les radicaux réclamaient un blocage total.

L'un des bastions de la contestation étudiante
 
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche a condamné "avec la plus grande force" ce blocage. Valérie Pécresse "souligne que cette situation intervient dans un contexte où les étudiants se sont prononcés largement en faveur de la reprise des cours".
 
L'université Rennes 2 (lettres et sciences humaines), traditionnellement l'un des bastions de la contestation étudiante en France, avait été rouverte lundi matin après une fermeture administrative d'une semaine décidée le 31 mars en raison de problèmes de sécurité sur le campus. Les étudiants et personnels arrivant sur les lieux s'étaient trouvés confrontés ce jour là à quelque 150 "bloqueurs", dont certains cagoulés ou armés de bâtons, selon la présidence. Début février, des étudiants avaient cassé des vitres et la porte d'accès à la présidence pour libérer un camarade surpris par des vigiles en train de taguer un mur.
 

(D'après agences)
 

le 06 avril 2009 à 21:00
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