© TF1-LCI/R.BousquetStéphane Kameugne, 24 ans, de nationalité camerounaise, avait disparu le 7 décembre 2008 à Chalons-en-Champagne après une soirée de gala de l'Ecole nationale supérieure des Arts et Métiers (ENSAM), où il fêtait son diplôme avec ses camarades de promotion. Selon des témoins, le jeune ingénieur avait quitté la soirée vers 4 heures en état d'ébriété avancé. Son corps avait été retrouvé 17 jours après par des plongeurs à quelques centaines de mètres d'un pont, dans un canal latéral à la Marne.
Une première autopsie pratiquée à Reims le 26 décembre avait révélé que l'étudiant n'était pas mort noyé et qu'il portait un "traumatisme thoracique". Le parquet de Chalons avait alors privilégié l'hypothèse d'une chute accidentelle. Mais une deuxième autopsie pratiquée sur l'étudiant a révélé qu'il aurait pu être percuté par un véhicule, selon Me Didier Seban, l'avocat de la famille.
"On n'est plus du tout sur l'hypothèse d'une chute"
Cette deuxième expertise avait été demandée par le père de la victime, qui a toujours douté de la thèse de la chute accidentelle. Elle avait été réalisée le 9 janvier par l'Institut médico-légale de Paris. Et désormais, selon Me Seban, "on n'est plus du tout sur l'hypothèse d'une chute d'un pont. Avec de telles blessures au niveau de son thorax, il s'agirait plus vraisemblablement d'une percussion avec une voiture, peut-être de type 4x4".
Fin janvier le juge d'instruction a d'ailleurs requalifié l'affaire en "homicide involontaire avec délit de fuite". Toujours selon l'avocat de la famille de l'étudiant, "aujourd'hui un complément médico-légal est en cours ainsi que des analyses sur ses vêtements et son téléphone qui devraient nous permettre de mieux comprendre le scénario".
D'après agence
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