Des CRS maîtrisent un casseur lors de la manifestation anti-Otan à Strasbourg. © REUTERS![]() |
| LES IMAGES DE CES HEURTS Strasbourg, le jour d'après |
Au lendemain de la manifestation des militants anti-Otan, largement débordée par des bandes de casseurs (lire notre article), l'heure est au bilan. Les forces de l'ordre ont procédé à 300 interpellations en marge du sommet de l'Otan à Strasbourg, a déclaré dimanche sur RTL la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie. La grande manifestation anti-Otan a fait un total de 49 blessés légers, dont 15 parmi les forces de l'ordre et les pompiers, et un journaliste, a annoncé dimanche la préfecture du Bas-Rhin.
"En ce qui concerne les manifestants les plus violents, nous les suivions depuis trois jours, nous les avons empêchés de commettre un certain nombre d'exactions, ils ont harcelé les policiers (...)", a-t-elle dit. Samedi soir, la ministre de l'Intérieur avait annoncé que 10 personnes, dont quatre membres des forces de l'ordre, avaient été blessées lors de ces manifestations. Quelque 10.000 personnes, dont un millier "particulièrement violents", ont pris part au rassemblement, selon la préfecture.
Casseurs venus de divers pays
Auteurs des principales violences, des militants "Black Blocks", (sortes de groupuscules anarchistes) ont pillé, ravagé et incendié un poste de police inoccupé, un hôtel, une chapelle, une pharmacie ainsi que l'office du tourisme proche du pont de l'Europe qui enjambe le Rhin. "En ce qui concerne les interpellations qui ont eu lieu et notamment les interpellations d'hier, vous avez une règle de droit international qui fait que les gens sont jugés sur le lieu où ils commettent des exactions", a-t-elle ajouté, alors que les manifestants violents venaient de divers pays européens.
Dimanche, un début de polémique commençait à poindre à Strasbourg sur les lacunes du dispositif policier qui n'a pas réussi à canaliser les fauteurs de troubles. Pourtant samedi soir, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a adressé ses "félicitations" aux policiers et gendarmes responsables de la sécurité du sommet, dont elle recevra les principaux responsables pour les remercier, a annoncé son cabinet. Le secrétaire général de l'Elysée a justifié dimanche l'absence des forces de sécurité lors des très violents incidents, en expliquant que les policiers avaient défendu en priorité les réunions entre chefs d'Etats. De fait, les pricipaux heurts se sont déroulés dans un quartier périphérique et populaire de la ville, où avaient été cantonnés les manifestants anti-Otan.
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