Vidéo d'agression : l'extrême-droite soutient le policier

le 10 avril 2009 à 13h11 , mis à jour le 10 avril 2009 à 22h16

Le groupuscule Bloc identitaire dit avoir créé sur Facebook un groupe "de soutien au policier" accusé d'être à l'origine de la diffusion sur internet de la vidéo d'une agression dans un bus.

Extrait de la vidéo d'une agression dans un busExtrait de la vidéo d'une agression dans un bus © TF1/LCI

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Agression dans un bus : la vidéo et la polémique
 

 

Le policier suspendu après la diffusion sur internet d'une vidéo montrant une agression commise dans un bus de la RATP a reçu depuis quelques jours le soutien de l'extrême-droite. Mercredi, le Front national, par la voix de ses vice-présidents Marine Le Pen et Bruno Gollnisch, avaient apporté, en évoquant ce cas, leur "soutien" aux policiers qui "affrontent tous les jours des situations difficiles". Vendredi, Bloc identitaire a annoncé avoir créé un groupe Facebook "de soutien au policier" invitant "à exiger l'arrêt immédiat des poursuites contre un citoyen qui n'a fait qu'informer ses compatriotes de la réalité de la situation de notre pays".

 

Ce groupuscule a été fondé en avril 2003 par des anciens dirigeants d'Unité Radicale, mouvement dissous en août 2002 après la tentative d'assassinat perpétrée par l'un de ses membres contre Jacques Chirac le 14 juillet 2002. Selon des policiers du Renseignement, l'extrême-droite "radicale" s'est saisie de cette vidéo pour "surfer sur ses thèmes favoris dont l'insécurité". Ils constatent plus généralement, selon eux, un "regain d'activité" des "ultras" de l'extrême-droite.

 

Un "regain d'activité" des "ultras"

 

En ce qui concerne le policier qui avait été placé en garde à vue mercredi à l'Inspection générale des services après la diffusion sur internet de la vidéo montrant l'agression, commise dans un bus de la RATP, il a été remis en liberté, mais suspendu jeudi à titre conservatoire. Il comparaîtra prochainement devant le conseil de discipline.

 

La victime de l'agression quant à elle réfute tout caractère raciste à cet affrontement et refuse d'être "instrumentalisée" par l'exploitation politique de cette affaire. Dans une interview diffusée vendredi par Le Figaro.fr, la victime identifiée comme F. G., un élève de 19 ans en première année de Sciences Po, à Paris, affirme : "Personnellement, je n'ai rien entendu de la sorte". "Ces propos, s'ils ont été dits, interviennent dans un contexte où mes agresseurs étaient drogués ou ivres", déclare la victime. Avant d'ajouter : "Le sujet est propice aux idées radicales et je n'ai aucune envie de nourrir cela. Il me fallait sortir de cette réductrice caricature".

 

D'après agence

le 10 avril 2009 à 13:11
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5 Commentaires

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  • Josefa diruffi, le 16/04/2009 à 22h18

    Je soutiens le policier - laissez nous nous exprimer - stop à la démagogie

  • Josefa diruffi, le 16/04/2009 à 22h17

    On en marre de cette france démolie par des cultures violentes !

  • Josefa diruffi, le 16/04/2009 à 22h16

    Je soutiens le policier - et comment donc ................RAS le bol de cette France démolie .............

  • Chamborant, le 15/04/2009 à 22h24

    "Personnellement, je n'ai rien entendu de la sorte" "Certains d'entre eux avaient la peau pâle..." Bon ben mon pote, puisque t'as l'air de trouver ça normal, retournes-y à la me^me heure, tu vas t'en reprendre une, et cette fois, tu diras merci. Et tu t'excuseras. Le mec qui t'a aidé a perdu son temps. En plus d'être sourd, tu es empoté.

  • Eric, le 10/04/2009 à 15h52

    Ben alors, personne de veut voir la vérité en face ? Dans certaines de nos banlieues, les plus racistes ne sont effectivement pas ceux que l'on croit. Mais chut, il ne faut pas le dire.

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