Extrait de la vidéo d'une agression dans un bus © TF1/LCI| Agression dans un bus : la vidéo et la polémique |
Le policier suspendu après la diffusion sur internet d'une vidéo montrant une agression commise dans un bus de la RATP a reçu depuis quelques jours le soutien de l'extrême-droite. Mercredi, le Front national, par la voix de ses vice-présidents Marine Le Pen et Bruno Gollnisch, avaient apporté, en évoquant ce cas, leur "soutien" aux policiers qui "affrontent tous les jours des situations difficiles". Vendredi, Bloc identitaire a annoncé avoir créé un groupe Facebook "de soutien au policier" invitant "à exiger l'arrêt immédiat des poursuites contre un citoyen qui n'a fait qu'informer ses compatriotes de la réalité de la situation de notre pays".
Ce groupuscule a été fondé en avril 2003 par des anciens dirigeants d'Unité Radicale, mouvement dissous en août 2002 après la tentative d'assassinat perpétrée par l'un de ses membres contre Jacques Chirac le 14 juillet 2002. Selon des policiers du Renseignement, l'extrême-droite "radicale" s'est saisie de cette vidéo pour "surfer sur ses thèmes favoris dont l'insécurité". Ils constatent plus généralement, selon eux, un "regain d'activité" des "ultras" de l'extrême-droite.
Un "regain d'activité" des "ultras"
En ce qui concerne le policier qui avait été placé en garde à vue mercredi à l'Inspection générale des services après la diffusion sur internet de la vidéo montrant l'agression, commise dans un bus de la RATP, il a été remis en liberté, mais suspendu jeudi à titre conservatoire. Il comparaîtra prochainement devant le conseil de discipline.
La victime de l'agression quant à elle réfute tout caractère raciste à cet affrontement et refuse d'être "instrumentalisée" par l'exploitation politique de cette affaire. Dans une interview diffusée vendredi par Le Figaro.fr, la victime identifiée comme F. G., un élève de 19 ans en première année de Sciences Po, à Paris, affirme : "Personnellement, je n'ai rien entendu de la sorte". "Ces propos, s'ils ont été dits, interviennent dans un contexte où mes agresseurs étaient drogués ou ivres", déclare la victime. Avant d'ajouter : "Le sujet est propice aux idées radicales et je n'ai aucune envie de nourrir cela. Il me fallait sortir de cette réductrice caricature".
D'après agence
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