74 agents d'ERDF-GRDF brièvement interpellés

le 15 mai 2009 à 07h18 , mis à jour le 15 mai 2009 à 07h22

Ils avaient été arrêtés jeudi après des dégradations, selon la police, dans les locaux du patronat du gaz à Paris.

Unemig Gaz GrDFSelon la police, des salariés d'ERDF et GrDF ont commis des dégradations dans les bureaux de l'Association française de gaz. © TF1

 
> CGT : "Quand ils sont rentrés, ils ont été surpris par la police"

Michèle Alliot-Marie, qui souligne son attachement à la liberté d'expression et au dialogue social, rappelle que la violence ne saurait pour autant être admise comme une forme normale de contestation syndicale. 74 agents d'ERDF-GRDF ont été interpellés jeudi après-midi à Paris dans les locaux du patronat du gaz avant d'être remis en liberté quelques heures plus tard. Parmi les gardés à vue : les principaux responsables des syndicats CGT de l'Energie en Ile-de-France.
 
Selon le ministère de l'Intérieur, ces mesures de garde à vue ont été prises à la suite de trois plaintes déposées pour dégradations volontaires, violences volontaires et menaces réitérées par des responsables de l'association.
 
"Les dégradations ne sont pas les méthodes de la CGT"
 
Selon la police, ces salariés d'ERDF et GrDF ont commis des dégradations dans les bureaux de l'Association française de gaz (AFG), qui regroupe les grandes entreprises du secteur du gaz, hébergée au siège de l'Union nationale des employeurs de l'industries gazières (Unemig). "Ils ont abîmé des bureaux, une salle de réunion. Il y a eu des dégâts d'ordinateurs et de mobiliers, qui ont été choquants pour le personnel, et des responsables locaux ont appelé la police", a indiqué Michel Astruc, vice-président de l'Unemig. La manifestation avait été tenue à l'appel de Sud et de la CGT.
 
Selon une commerçante du quartier qui a joint l'AFP sous couvert d'anonymat, une coupure de courant est intervenue "entre 15 heures et 17h30", dans tout le quartier autour de la rue de Courcelles, siège de l'Unemig. Si ERDF n'a pas pu confirmer cette information, selon le porte-parole de la CGT Energie, "il est fort possible que des coupures d'électricité aient eu lieu, car les bâtiments du patronat sont des cibles", pour obtenir la réouverture de négociations salariales de la branche énergie. Par contre, "les dégradations ne sont pas des méthodes de la CGT", a-t-il observé.
 
La Fédération Sud-Energie, fait état de "74 agents d'ERDF-GRDF, qui s'apprêtaient à tenir une assemblée du personnel devant le 23 bis rue de Vienne", affirmant que certains "ont été embarqués par la police, sous un prétexte inconnu". Pour le vice-président de l'Unemig, "on assiste à quelques manifestations particulièrement vives pour ne pas dire violentes alors que dans le même temps les négociations qui se sont produites au niveau de la branche professionnelle et de l'entreprise ont permis de régler la plupart des difficultés rencontrées ces derniers temps". "Il ne faut pas assimiler les auteurs de ces actes avec la majorité des collaborateurs qui sont au travail", a-t-il ajouté. Sud et la CGT ont condamné les méthodes "irresponsables" d'"intimidation et de répression" utilisées par "le patronat et les pouvoirs publics".
 

(D'après agence)

le 15 mai 2009 à 07:18
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12 Commentaires

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  • Lisa, le 15/05/2009 à 21h21

    A force de vous entendre vous plaindre on vous entend plus.

  • Pierre59, le 15/05/2009 à 20h03

    Je sais de quoi des syndicallistes decidés sont capable....MAIS : la supposée violence syndicale n'est pas admissible, mais celle de la société, sous la forme du chomage, des salaires minables toujours pour les memes , de la crise qu'on veut nous faire payer, celle là , est acceptable ?! ! la police , la "justice " nous montre en ce moment ce qui en coute de se mesurer a elle, et pas pour des crimes , ou delits, mais pour fait de contestations resolues.. que voulez vous , le printemps "se tire" et toujours pas de mobilisation massive ! ! donc l'etat montre un peu plus les dents ! cela montre egalement , que plus nombreux on est , dans la rue , plus on a raison ! ! !

  • Riton, le 15/05/2009 à 17h26

    Nous sommes appellés privilégiés, oui car nous au moins nous pouvons revendiquer sans avoir peur de notre patron, sans vivre dans la crainte permanente d'être foutu dehors, que ceux qui ont accepté de courber l'échine et de se soumettre aux quatres volontés de leur direction ne viennent pas sans arrêt nous donner des leçons de morale , mais qu'ils aient au moins la décence de reconnaitre qu'ils sont tombés bien bas.

  • Pascal, le 15/05/2009 à 12h47

    Au moins eux ils se battent , les malheureux travailleurs qui sont concernés par la fermeture de leur usine aussi, mais le restant des gens que font ils ??????

  • Pascal, le 15/05/2009 à 12h44

    Rien n empêche les salariés du privé de faire comme eux , si tout le monde était solidaire et arrêtai de travaillé en même temps cela déboucherai rapidement sur des avancées ,et si les usines malheureusement faire et laissent les travailleurs dans le désarroi ce n est pas une raison pour que les autres travailleurs restent les bras croisés et ne se battent pas pour leur pouvoir d'achat.Il ne faut pas se tromper d adversaire, c est le gouvernement responsable et non les agents edf sncf ou fonctionnaires, Claude.

  • Jeremie, le 15/05/2009 à 12h14

    Cher Claude de Strasbourg, la sécurité de l'emploi nous l'avons perdu il y a 10 ans déjà, les avantages dont vous parlez il n'y a plus, il reste que l'électricité que l'on paie une misère mais on paie des impôts, nous nous battons aujourd'hui sinon dans 5ans nous finirons comme les continental molex etc ,je vous signal aussi edf gdf a été saucissonné en filiale

  • Bruno, le 15/05/2009 à 11h15

    La droite est jalouse des fonctionnaire mais défend les patrons et leur salaires exorbitants contre vent et marée ! Que les jaloux et biens pensant postulent et passent les examens au lieu de critiquer perpétuellement les représentants du service public ! Jaloux parce que vous en pouvez pas revendiquer et que vous avez depuis longtemps renoncés a vos droits, non pas par conviction mais uniquement par peur de représailles et maintenant vous voulez imposer votre renoncement aux autres !

  • Chris13, le 15/05/2009 à 09h35

    Ces agissements sont intolérables, ils sont passibles de peines. Les syndicalistes doivent restecter les personnes, les biens.....tout n est pas permis....faire partie d un syndicat ne permet pas de tels agissements,des sanctions seraient tout à fait normales le contraire non.

  • Tipoussy, le 15/05/2009 à 09h30

    Est-ce que l'investissement des locaux patronnaux est le fait de la CGT? Oui, c'est leur méthode. Est-ce que les dégradations sont de leur fait? Je ne pense pas. car celà reviendrait à donner au patronnat le bâton pour les battre. En tant qu'ancien militant de la CGT et responsable local dans un des complexe industriel les plus important de France, je sais que ce genre de violence est lié à des débordements, à des extrémistes qui veulent ainsi exprimer leur colère. Maintenant, il semble que les individus interpellés par la police n'ont pas été pris sur le fait mais après les faits. Il s'agit donc bien là de manoeuvres d'intimidation du pouvoir et du patronat.

  • Fdd66, le 15/05/2009 à 09h29

    Encore une fois, parce qu'ils sont syndicalistes, rien de leur sera repproché et quand même, il n'y aura aucune sanction. Donc en France, pour vivre heureux, soyez syndicalistes ( et non pas syndiqués - nuance ) . Comparativement, j'aimerai connaitre la décision d'un juge si un particulier , mécontent d'un syndicaliste , allait saccager son appartement.

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