
Quelque 10.000 voyageurs de la ligne TGV Paris-Bordeaux sont restés à quai mercredi matin, à la veille du pont de l'Ascension, suite à un accident entre deux trains de fret survenu dans la nuit en Charente. La circulation des trains, interrompue dans les deux sens, "a été rétablie à 14h30 grâce à la réouverture de l'une des deux voies endommagées", a indiqué la SNCF dans l'après-midi.
Vers 00h40 mercredi, "un choc" s'est produit lors d'un croisement entre un train de fret SNCF et un train transportant des tractopelles de la compagnie privée Euro Cargo Rail à hauteur de Charmant, près d'Angoulême. La raison de l'accident reste indéterminée. Le choc est "probablement lié à un chargement déplacé" sur le train d'ECR, a indiqué lors d'une conférence de presse Pierre Izard, directeur général des infrastructures de la SNCF, précisant qu'il s'agissait du troisième incident dans la nuit impliquant ce train d'ECR. Le conducteur du train SNCF, qui a le poignet cassé, a été hospitalisé.
30 trains annulés
Malgré la reprise du trafic, "des retards pouvant atteindre une heure sont cependant à prévoir à l'arrivée ou, parfois, au départ des trains", a précisé la SNCF, qui demande "aux clients qui n'ont pu prendre leur train (mercredi) matin, avant la reprise de trafic, de ne pas se présenter en gare et de décaler leur voyage" à jeudi. La SNCF a assuré qu'un "trafic renforcé en TGV sera mis à la disposition des clients dès demain (jeudi) après-midi". "Les voyageurs ayant décidé d'annuler leur voyage seront entièrement remboursés", a également précisé la SNCF, qui a appelé ses clients à s'informer sur le site www.sncf.com ou au 3635.
Le nombre de voyageurs qui "n'ont pas pu voyager normalement" est évalué à 30.000, selon David Azéma, directeur général délégué de la SNCF, qui ajoute que 30 trains ont été annulés dans les deux sens et que 10.000 voyageurs n'ont pas pu voyager du tout. Le syndicat Sud-Rail a dénoncé "la libéralisation des transports ferroviaires" qui entraîne "un abaissement du niveau global de sécurité sur le réseau ferré". La CGT-cheminots a dénoncé pour sa part une "recrudescence" des incidents depuis l'ouverture du transport ferroviaire à la concurrence, et demandé la création d'un "gendarme du rail" pour vérifier les conditions d'exploitation et le niveau de sécurité.
D'après agence
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