Bärbel Anschutz reste introuvable © DR |
> Le mari en garde à vue après avoir menti
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"Tout a été inventé. Il ne s'est rien passé jeudi sur les bords du Rhône. Il s'est porté lui-même les coups de couteau"... Le procureur de Nîmes a annoncé dimanche le placement en garde à vue pour "dénonciation de faits imaginaires" de l'époux de la touriste allemande disparue jeudi sur une route de Tarascon et qui disait avoir été agressé à l'arme blanche. Il aurait en effet inventé le scénario d'une agression et de la disparition de son épouse pour masquer son suicide, le 4 mai en Allemagne, a déclaré dimanche soir le procureur. "Son épouse aurait en réalité disparu le 4 mai du domicile commun en Allemagne et aurait laissé un écrit manifestant sa volonté de mettre fin à ses jours", a poursuivi le procureur, racontant comment le touriste allemand avait fait cet aveu samedi en fin d'après-midi lors de son audition à l'hôpital d'Arles. Selon le procureur, c'est "pour éviter de porter ombrage à une fête familiale" et préserver ses enfants que Hans Anschutz aurait organisé la fausse agression. "Cet homme nous a raconté n'importe quoi. Aucune de nos constatations ne permet de corroborer ses dires. Nous avons été baladé depuis le début", a indiqué dimanche une source policière.
Du coup, ces aveux tardifs laissent la possibilité de nouveaux revirements... et laissent planer le doute sur un possible meurtre. C'est d'ailleurs pour ce chef de meurtre que la justice allemande a annoncé lundi avoir ouvert une enquête. "Nous ne pouvons pas exclure un suicide de la femme, mais nous n'avons pas non plus d'indication sûre en ce sens", a déclaré le procureur de Düsseldorf.
Il se serait lui-même blessé
Dans la version initiale de l'homme, Hans et Bärbel Anschutz, des retraités allemands âgés respectivement de 65 et 59 ans et domiciliés à Kaarst, située à une vingtaine de km à l'ouest de Dusseldorf, voyageaient en voiture lorsqu'ils ont fait un arrêt près de Tarascon jeudi à la mi-journée. Le mari, ne voyant pas revenir son épouse partie satisfaire un besoin naturel, avait alors indiqué aux enquêteurs être descendu à son tour vers les berges et avoir été agressé. Tombé à l'eau, il était parvenu, toujours selon ses dires et malgré ses blessures, à remonter sur la route pour donner l'alerte. Aucune trace d'un agresseur n'avait été trouvée tandis que son épouse restait introuvable.
Hans Anschutz était hospitalisé jeudi à l'hôpital d'Arles pour une blessure sérieuse à la plèvre, et d'autres plus légères à la main et au cou. Le procureur n'a pas précisé s'il était toujours hospitalisé dimanche. L'examen d'un médecin légiste avait permis de lever les soupçons qui pesaient sur la provenance des blessures du mari et excluait qu'il ait pu se les infliger lui-même. Finalement, il a raconté aux enquêteurs s'être lui-même blessé.
Sur le terrain, d'importantes recherches avaient eu lieu pour tenter de retrouver l'épouse et l'agresseur présumé, ainsi que des indices corroborant ou infirmant la version du mari, point de départ de l'enquête. La police judiciaire avait également lancé vendredi soir un appel à témoins auprès de tous ceux qui auraient assisté à une agression ou une altercation sur la route de Vallabrègues, à 900 mètres du panneau de sortie de Tarascon où stationnait la Polo Volkswagen grise du couple, immatriculée en Allemagne.
(D'après agence)
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