© TF1/LCIMichèle Alliot-Marie a effectué dans la nuit de mardi à mercredi une visite surprise à La Courneuve, trois jours après les coups de feu tirés à la kalachnikov contre un fourgon de police lors d'un guet-apens. La ministre de l'Intérieur s'est rendu au commissariat de la ville pour apporter son soutien aux fonctionnaires de police en poste. Elle a une nouvelle fois mis en cause dans cette affaire "les trafics de drogue qui sont la plaie de ces régions". La ministre leur a annoncé son intention de mettre en place un certain nombre d'opérations coup de poing qui permettront de porter des "coups certains à l'ensemble de ces délinquants".
De la parole aux actes : des descentes de police ont eu lieu quelques heures plus tard, mercredi matin, dans des dizaines de caves d'Orly, dans le Val-de-Marne. Mais aucune perquisition n'a été effectuée dans des logements car il ne s'agissait pas d'une opération de police judiciaire. Munis de chiens, les 150 policiers déployés auraient trouvé pour l'instant, non pas de la drogue ni des armes, mais cinq deux-roues volés. Aucune interpellation n'a été effectuée. D'autres opérations de ce genre seront menées, a précisé la police.
"Contre-vérités"
Ce week-end, quatre policiers convoyant des personnes placées en garde à vue avaient essuyé des tirs de kalachnikov de calibre 7,62 mm après avoir été bloqués par deux voitures. Il n'y avait pas eu de blessés. Les deux individus transportés dans le fourgon avaient été interpellés samedi soir après des tirs de grenaille contre d'autres policiers dans la cité HLM des 4000. Ils se trouvaient toujours en garde à vue mardi à Bobigny.
Mercredi, Nicolas Sarkozy a également réuni plusieurs ministres, dont Michèle Alliot-Marie et rachida Dati, pour faire "un point de la sécurité en France", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Il leur a demandé de lui soumettre rapidement des propositions pour lutter contre les violences dans les établissements scolaires et des situations nouvelles comme l'utilisation le week-end dernier à La Courneuve d'une arme de guerre contre des policiers. Il a également souhaité en outre que soit organisé "un suivi mensuel, département par département, des résultats de la politique de sécurité". Mardi à l'Assemblée nationale, la ministre de l'Intérieur avait accusé l'opposition d'user de "contre-vérités" dans ses critiques à l'égard de la politique de sécurité du gouvernement. Dans la soirée, le PS avait estimé "nécessaire de changer de politique" jugeant qu'"à l'évidence, loin des discours d'autosatisfaction et des gesticulations du président de la République, la situation en terme de sécurité se dégrade dans les quartiers populaires".
D'après agence
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