Un homme de 24 ans a été mis en examen et écroué vendredi soir à Paris pour "association de malfaiteurs à visée terroriste" et "destruction de preuves", après le décès d'une jeune femme qui manipulait des substances explosives à Cognin (Savoie), a indiqué vendredi une source proche du dossier. Dans l'explosion, survenue dans la nuit du 30 avril au 1er mai dans un hangar désaffecté de la banlieue de Chambéry, un homme de 25 ans avait également été grièvement blessé aux mains et au visage. Héliporté jusqu'à Lyon, il y est toujours hospitalisé. Lui et son amie de 24 ans ont été victimes de l'explosion de produits volatiles qu'ils manipulaient. Selon une source proche de l'enquête, les deux victimes confectionnaient "un engin explosif de type artisanal".
Dès le 1er mai, le parquet de Paris, compétent en matière antiterroriste, avait ouvert une enquête préliminaire. Celle-ci a été confiée aux policiers de la Sous-direction antiterroriste (Sdat). Le jeune homme mis en examen vendredi avait été interpellé mardi après-midi dans le squat fréquenté par les victimes, une maison située à quelques centaines de mètres du hangar désaffecté où a eu lieu l'explosion. Selon une source proche du dossier, il est soupçonné d'avoir, le lendemain de l'explosion, détruit des preuves dans plusieurs endroits fréquentés par la jeune femme décédée. Placé en garde à vue mardi après-midi, il a été déféré vendredi après-midi devant un juge d'instruction. Dans la soirée, un juge des libertés et de la détention a décidé de le placer en détention. La jeune femme décédée lors de l'explosion était connue des services de police pour des faits de violence lors d'au moins une manifestation. Selon une source judiciaire, elle appartenait à la mouvance anarcho-autonome.








