Les premiers corps sont arrivés à Fernando de Noronha le 9 juin 2009 © ReutersLe Brésil et l'organisme français chargé de l'enquête sur le crash de l'Airbus d'Air France se sont renvoyé la balle mercredi sur un supposé manque de coopération des autorités brésiliennes concernant les autopsies des victimes. A Paris, Paul-Louis Arslanian, directeur du BEA, avait fait part de son mécontentement sur le manque de coopération des Brésiliens. "Les autopsies au Brésil sont sous la responsabilité des autorités brésiliennes. Y ont été associés des Français. Nous avions un médecin enquêteur du BEA, il n'a pas été autorisé à participer aux autopsies", a-t-il dit à la presse. "Je ne suis pas content", a-t-il ajouté en marge de la conférence de presse.
Un porte-parole du secrétariat à la Sécurité publique à Recife, où sont réalisées les autopsies, interrogé par l'AFP, a répondu que les autorités locales n'avaient pas été informées de l'envoi par le BEA d'un expert pour participer aux autopsies, en plus des quatre médecins légistes déjà dépêchés par la justice française. "Nous n'avons pas cette information. Les quatre médecins légistes indiqués par l'ambassade (de France) ont un libre accès à la salle d'autopsie", a dit ce porte-parole. Si le BEA envoie un autre spécialiste, "une fois que nous aurons reçu la documentation de l'ambassade, il aura un accès total à l'enquête. Mais les autorités locales n'ont pas été notifiées de ce cas", a-t-il ajouté.
Dans un communiqué, le secrétariat à la Sécurité a souligné que la demande de participation "d'une quelconque autorité française aux travaux réalisés à la morgue doit être faite selon les voies diplomatiques". Les autopsies sont effectuées à l'Institut médico-légal (IML) de Recife, d'où sont dirigées les opérations de recherche des corps et des débris de l'Airbus qui a disparu au-dessus de l'Atlantique dans la nuit au 31 mai au 1er juin. 49 des cinquante corps repêchés à ce jour - à quelque 1.150 km au large des côtes - sont déjà à l'IML.
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