Sans-papiers lors d'une occupation de locaux pour réclamer leur régularisation. © TF1/LCICoup de sang à la CGT. A l'initiative du syndicat, les deux cents sans-papiers africains, qui avaient élu domicile dans les locaux syndicaux de la rue Charlot (III e ) à la Bourse du travail de Paris depuis près de quatorze mois, ont été évacués manu militari par le service d'ordre du syndicat mercredi.
Jeudi matin, une grande partie de ces sans-papiers s'étaient installés sur le trottoir en face du bâtiment, sous surveillance. "Environ 150 personnes se sont installées sur des matelas, y compris des enfants", a déclaré un membre du Réseau éducation sans frontières (RESF). "C'est le début d'un nouveau Cachan", a-t-il ajouté, faisant référence au squat géant qui avait eu lieu en 2006 dans le Val-de-Marne. La préfecture de police de Paris a confirmé que des personnes s'étaient installées sur le trottoir de la rue Charlot, mais sans donner de chiffres. Elle a indiqué que des forces de police étaient sur place, mais que "la situation était calme. Le membre de RESF a précisé que des dizaines de militants de RESF étaient également sur les lieux pour soutenir les plusieurs dizaines de sans-papiers, délogés la veille.
Selon la CGT, les sans-papiers demandaient "une aide à la régularisation de leur dossier" mais leur coordination aurait refusé "toutes les propositions" syndicales. De son côté, la coordination nationale des sans-papiers, a fait état mercredi, dans un communiqué, d'une intervention d'"une centaine de nervis du service de sécurité de la CGT portant des cagoules, armés de barres de fer, de bâtons, de gaz lacrymogènes" pour les déloger. La coordination avait aussi fait état de l'usage de gaz lacrymogènes par la police -qui n'a pas participé à l'évacuation- après la fin de l'occupation pour disperser les sans-papiers se trouvant devant la Bourse du travail.
(D'après agence)
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