Airbus A330 d'Air France (Image d'archives). © TF1/LCI |
> Borloo : "plus que 29 jours" pour retrouver les boîtes noires > Minute de silence à l'Assemblée |
Alors que les avions de reconnaissance du Brésil ont identifié divers débris qui pourraient provenir de l'avion d'Air France disparu lundi au dessus de l'Atlantique (lire notre article) ; en France, le gouvernement a mis en place un dispositif d'urgence pour coordonner les recherches et accélerer l'enquête qui doit révéler les causes de la catastrophe.
Mardi à l'Assemblée nationale, après une minute de silence observée par les députés, François Fillon a tenu à faire le point sur ce que les autorités savaient du drame. Selon le Premier ministre, les enquêteurs ne privilégient toujours aucune hypothèse dans la disparition de l'Airbus A330 dans l'Atlantique, qui a été précédée d'une panne électrique généralisée selon la compagnie. "Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas eu d'appel de détresse envoyé par l'avion, mais des alertes automatiques régulières pendant trois minutes indiquant la mise hors service de tous les systèmes", selon le chef du gouvernement. Outre les trois avions de patrouille maritime mobilisés, "un Awacs (avion radar, ndlr) doit décoller dans quelques instants", a-t-il encore déclaré. Revenant sur la découverte de l'armée brésilienne, François Fillon a précisé que les débris ont été repérés "en deux endroits".
"On n'a pas le droit d'exclure l'acte terroriste"
Toujours à l'Assemblée, le ministre en charge des Transports Jean-Louis Borloo s'est concentré sur l'aspect technique de l'enquête. "Notre travail est d'aller chercher les boîtes noires", a-t-il dit, ajoutant qu'il sagissait d'une "course contre la montre". Car "les boîtes noires sont le seul élément pour comprendre ce qu'il s'est passé. Et il ne reste que 29 jours", pour les récupérer et espérer qu'elles soient exploitables. En effet, immergées, ces instruments d'enregistrements des données de vol ont une durée de vie limitée.
Mardi matin, revenant sur un éventuel début d'explication sur les causes de la catastrophe, le ministre de la Défense Hervé Morin a déclaré que "toutes les hypothèses doivent être examinées". "On n'a pas le droit d'exclure par définition l'acte terroriste, puisque le terrorisme c'est la menace principale pour l'ensemble des démocraties occidentales", a-t-il dit, allant à l'encontre de ce qu'avait déclaré lundi Jean-Louis Borloo, qui avait écarté l'hypothèse d'un détournement. "Mais nous n'avons aujourd'hui aucun élément qui permette de corroborer un tant soit peu que ce soit la cause de l'accident", a souligné le ministre. De son côté, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports également sur Europe 1, a déclaré que les principaux éléments connus évoquaient "une perte de contrôle de l'appareil".
"Tous les moyens maritimes et aériens à disposition"
Interrogé sur RTL sur les derniers développements des recherches qui font état de "traces lumineuses" repérées lundi au large du Sénégal par un pilote de ligne brésilien (lire notre article), le Jean-Louis Borloo a tenu à rester prudent. Les appareils chargés des recherches dans la zone ne confirment pas pour l'heure la présence d'"éléments lumineux" à la surface de l'eau. A ce titre, le ministre de la Défense Hervé Morin a également assuré sur Europe 1, n'avoir "aucune confirmation". Il a par ailleurs déclaré que les recherches se poursuivraient "aussi longtemps que nécessaire" pour retrouver l'Airbus. Il a précisé que "tous les moyens maritimes et aériens" qui pouvaient être mis à "disposition" l'ont été.
Enfin, de l'autre côté de l'Atlantique, aux Etats-Unis, Barack Obama a promis que les Etats-Unis accorderaient "toute l'aide nécessaire" pour déterminer ce qui est arrivé à l'Airbus A330 d'Air France, dans une interview sur la chaîne française i-TV mardi.
| Une minute de silence pendant France-Nigeria |
Une minute de silence sera observée mardi au stade Geoffroy-Guichard, à Saint-Etienne, avant le match amical de football entre la France et le Nigeria après la disparition de l'avion d'Air France au-dessus de l'Atlantique. Les joueurs français porteront en outre un brassard noir, a annoncé lundi l'encadrement de l'équipe de France. |
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