Les racketteurs prenaient-ils leurs ordres de la prison ?

le 20 juin 2009 à 11h59 , mis à jour le 20 juin 2009 à 12h10

Jacques Mariani, qui purge 15 ans de prison dans une affaire de meurtre, est soupçonné d'avoir piloté une extorsion de fonds depuis sa cellule.

prisonprison © LCI

Jacques Mariani, considéré comme une figure du grand banditisme corse et actuellement incarcéré pour l'assassinat du nationaliste corse Nicolas Montigny en 2001, est soupçonné d'avoir piloté depuis sa cellule de la maison centrale de Saint-Maur des extorsions de fonds dans la région d'Aix-en-Provence. Entendu mercredi et jeudi dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire à Nanterre, il a, selon une source proche de l'enquête, reconnu un certain nombre de faits et devrait être mis en examen.

Les enquêteurs surveillaient depuis fin 2008 les agissements de ce personnage qui "inspire une certaine crainte", selon le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest. Jacques Mariani n'est autre que le fils de Francis Mariani, autre figure du banditisme corse, également condamné dans l'affaire Montigny mais qui avait pris la fuite avant de mourir en janvier 2009 dans l'explosion d'un hangar en Haute-Corse. Depuis sa condamnation, Jacques Mariani bénéficiait étrangement, en prison, d'un "argent de poche conséquent". Cet argent semblait issu de prélèvements importants dans la trésorerie de certains établissements du Sud-Est, effectués, selon Jacques Dallest, plus ou moins sous la contrainte.

18 personnes interpellées

L'affaire porterait sur plusieurs dizaines de milliers d'euros et 18 personnes ont déjà été interpellées dans le cadre de l'enquête. Parmi elles, huit ont été mises en examen pour des faits, selon les cas, d'abus de biens sociaux, blanchiment aggravé, extorsion de fonds en bande organisée et association de malfaiteurs. Quatre ont été écrouées, les autres étant relâchées sous contrôle judiciaire.

Parmi les personnes écrouées figure la compagne de Jacques Mariani, Stéphanie Luciani, soupçonnée d'avoir joué les intermédiaires, et "deux agents de recouvrement musclés" - selon les mots du directeur de la PJ marseillaise Roland Gauze - qui récupéraient les sommes d'argent extorquées. Les trois autres personnes écrouées sont Jean-Paul Gentile, Aurélie Merlini et Antoine Gastaldello. Le gérant d'une boîte de nuit huppée d'Aix-en-Provence, Le Mistral, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Deux autres établissements aixois, la Joïa et l'Icône, sont concernés par cette affaire et un quatrième pourrait l'être dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Au cours d'une conférence de presse, le procureur de la République et le directeur de la PJ marseillaise ont replacé ce coup de filet dans le cadre des investigations contre le grand banditisme corse que mènent une cinquantaine d'enquêteurs dans le cadre d'une "task force" de la PJ mise sur pied entre Ajaccio, Marseille et Paris. "On est sur le terrain des luttes d'influence entre des groupes, d'où la nécessité de taper dans tous les camps", a souligné Roland Gauze, évoquant de précédents coups de filet à l'encontre de la bande du Petit Bar à Ajaccio et du "clan Orsoni". La Jirs de Marseille est saisie de 17 dossiers de morts violentes et d'une quinzaine d'autres affaires touchant au milieu corse, notamment pour trafic de stupéfiants et détournement de fonds.

D'après agence

le 20 juin 2009 à 11:59
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12 Commentaires

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  • Casa, le 21/06/2009 à 09h19

    Pierre : bonne intervention, merci. c'est exactement la même chose à Paris. Pas sûr que tu connaisses grand chose sur le sujet

  • Bill, le 21/06/2009 à 07h58

    Réponse pour Urg .les prisons dites récentes sont privées.l'administration PAYE un loyer pour les murs l'éléctricité ,l'eau les médicaments les soins les opérations quelquels soit ainsi que les jours d'hospitalisations paye de la police qui surveilles à l'hopital sont à la charge de la pénitentiaire .donc du contribuable .j'en passe car tu as aussi les lieux de sport les bibliothéques sans compter les personnels qui vont avec .bref si tu veux te refaire une santé à moindre frais , la case prison en est un bon moyens car en plus l'administration est responssable de toi au yeux de la loi.maintenant le choix c'est la plage les vacances et les impots ,ou la cour de promenade et regarder les autres partir aux infos à 13.h .

  • Gounou13, le 21/06/2009 à 00h55

    C'est rigolo de donner des leçons d'écriture en commançant sa phrase par "ça serait" au lieu de "ce serait". Vraiment beaucoup de clowns ici.

  • Pierre, le 21/06/2009 à 00h50

    Casa : ah ? t'as pas du aller partout alors...

  • Alinea, le 20/06/2009 à 22h50

    ça serait bien si les journalistes corrigeaient les fautes. Les leurs de temps en temps et surtout les innombrables fautes des commentaires. les gens ne savent-ils plus écrire ?

  • Casa, le 20/06/2009 à 22h49

    N'oubliez jamais qu'on est partout chez nous, surtout chez vous

  • Une maman, le 20/06/2009 à 20h03

    Je constate que je n ai pas etait puplier cela n etonneras personne car quand l on touche ses messieurs de la police est bien l on vous censure la veritee n ai pas toujours facile a lire encore merci mr sarkosi

  • Sigsi, le 20/06/2009 à 19h42

    Parce qu'il en serait de meme pour tous les riverains, pour les surveillants et pour toutes les personnes passant à coté de la maison d'arret. il me semble que c'est une bonne raison pour ne pas le souhaiter, non ?

  • Une maman, le 20/06/2009 à 17h47

    Jespere que mon avis va etre publie merci

  • Pïerre F, le 20/06/2009 à 16h24

    Une question simple, qui ne paraît pas être posée souvent : sachant qu'il est techniquement très simple d'interdire aux téléphones portables de fonctionner dans une zone de la taille d'une maison d'arrêts, pourquoi ces mesures techniques ne sont elles pas appliquées ? De la même manière, avec un simple câble tous les 10 mètres, on interdit les hélicoptères. On n'ose pas imaginer que des syndicats de personnels pénitentaires puissent s'opposer à de telles mesures. Et pourtant ....

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