Une rixe entre jeunes de deux cités sensibles du Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis a fait deux blessés dont un très grave, touché par arme à feu à la tête. Onze personnes ont été interpellées. © TF1/LCILa rixe s'est produite vers 0h30, au Blanc-Mesnil. Deux groupes de jeunes de deux cités rivales, celle des Tilleuls et celle des 212, se sont affrontés en pleine rue dans des circonstances encore indéterminées. La police est intervenue pour mettre fin à l'affrontement. Un habitant du quartier a été témoin de la rixe : il dit avoir entendu "au moins 3 coups de feu", avoir vu "un gars par terre" et prévenu la police qui aurait "tardé à venir". Un jeune homme de 17 ans a été touché par balle à la tête et a été hospitalisé dans un état très grave. Dimanche dans la soirée, il est décédé des suites de ses blessures. Un autre jeune de 18 ans a été touché au dos et un troisième a été plus légèrement touché à la main.
Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, plusieurs affrontements ont récemment eu lieu entre jeunes dans ce secteur du Blanc-Mesnil, autour des deux cités, celle des Tilleuls et celle des 212. Dans la soirée de samedi, un premier affrontement avait d'ailleurs été signalé et la police était intervenue vers 22 heures avant de revenir une nouvelle fois, alertée par des habitants. Selon le parquet de Bobigny, un fusil à pompe a été saisi sur les lieux. Onze jeunes, dont trois mineurs, ont été placés en garde à vue et sont actuellement entendus par la brigade criminelle à qui a été confiée l'enquête. Toutes les personnes impliquées dans la rixe seraient très jeunes. Le plus âgé de gardés à vue serait né en 1987. Toujours selon la police, il ne s'agirait pas d'une affaire de drogue mais de "mauvais échanges de regards" entre jeunes.
Le maire appelle au calme
Alors que les députés s'apprêtent à plancher mardi sur une proposition de loi Estrosi qui envisage de punir de prison la participation à une bande violente, le ministère de l'Intérieur restait dimanche matin très réservé sur la nature de ce drame. "Pour le moment, nous attendons les résultats de l'enquête, a-t-on déclaré. Il faut rester prudent, on ne sait pas s'il s'agit de bandes rivales".
Le maire communiste du Blanc-Mesnil, Didier Mignot, a appelé dimanche matin "au calme et au sang froid". Il a rappelé, devant la presse, son souhait depuis "près d'un an" de la "création d'une unité territoriale de quartier (Uteq)" dans sa commune. "Je ne cesse de réclamer plus généralement un renforcement des effectifs du commissariat de police du Blanc-Mesnil où il manque une quarantaine de postes. Les événements de cette nuit confirment l'urgence de ces exigences", a-t-il conclu. Quant au jeune qui est décédé dimanche soir, il était scolarisée en terminale et "préparait son bac", selon le porte-parole de l'AP-HP.
Le Parquet de Bobigny a ouvert une information judiciaire mardi "pour violence volontaire en réunion avec préméditation et avec arme, participation à un attroupement armé, détention et transport d'arme de 4e catégorie, tentative d'homicide volontaire et homicide volontaire", selon une source judiciaire.
D'après agence
Un policier blessé dans l'Essonne |
Un policier a été blessé à l'arcade sourcilière alors qu'il intervenait pour mettre un terme à une violente bagarre entre plusieurs groupes de jeunes dimanche, vers 00h15 à Yerres, dans l'Essonne. La rixe a éclaté pour des raisons encore inconnues entre une trentaine de jeunes de différents quartiers de la commune, mais "il y avait des petites tensions entre ces groupes depuis le début de la soirée", a précisé cette même source policière. Plusieurs patrouilles de police sont intervenues et ont fait usage de gaz lacrymogène et de flashballs pour disperser les jeunes qui s'en sont alors pris aux forces de l'ordre. Huit jeunes ont été interpellés, mais seulement quatre ont finalement été placés en garde à vue. Les quatre garçons, âgés de 17 à 24 ans, sont accusés de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, menaces de mort et jets de projectiles. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




