La petite fille disparue, Tiphaine"A l'heure qu'il est, on ne sait pas où est cette enfant, on ne sait pas si elle est vivante ou décédée". Le procureur d'Avesnes-sur-Helpe, Bernard Beffy, a dû reconnaître vendredi le maigre résultat des recherches lancées après la disparition d'une fillette de cinq ans jeudi soir à Maubeuge. Selon lui, "aucune piste n'est écartée, aucune hypothèse n'est exclue", que ce soit l'enlèvement par un tiers, l'accident ou la piste familiale.
Précisément, concernant cette dernière piste, la mère de Tiphaine et son compagnon ont été placés en garde à vue vendredi au commissariat de Maubeuge, avant d'être relâchés dans la soirée. Aux enquêteurs, la mère a affirmé que sa fille avait "disparu en l'espace de cinq secondes, à un croisement, dans le centre-ville", non loin des rives de la Sambre. La police, qui n'a "pas d'éléments contre la mère" cherchait à vérifier s'il n'y avait pas de problème de couple qui pouvait expliquer la disparition de l'enfant.
La fillette, dont les parents sont séparés, vivait chez cette femme sans emploi - tout comme son compagnon - depuis janvier dernier, mais semble-t-il sans l'accord du père, reçu vendredi à sa demande, avec la grand-mère paternelle, par le procureur. La police technique et scientifique a également procédé à une perquisition dans la maison de ville où résident la mère de l'enfant et ses deux soeurs, âgées de six ans et un an, mais sans rien trouver.
Recherches levées
L'alerte avait été donnée jeudi après-midi, peu après 16h30, par la mère de la fillette. D'importants moyens ont été immédiatement mis en oeuvre. Un portrait de la fillette a été diffusé localement, des équipes cynophiles ont ratissé le centre de Maubeuge et des plongeurs ont sondé la Sambre, en vain. Les recherches, suspendues au milieu de la nuit, ont repris vendredi au lever du jour pour s'achever vers midi. "On a fini nos investigations", avait alors expliqué le lieutenant-colonel des pompiers, précisant que le dispositif avait été levé "jusqu'à nouvel ordre" du parquet d'Avesnes-sur-Helpe. Une trentaine de pompiers, qui ont notamment sondé la Sambre et les écluses voisines, ont été mobilisés pendant les recherches.
Les enquêteurs pourraient également se pencher sur les circonstances de l'annonce de la fausse nouvelle par France 3 que la fillette avait été retrouvée noyée. La chaîne de télévision va déposer plainte après avoir été victime d'une "manipulation" de la part d'une personne qui s'est fait passer pour sa journaliste sur place, entraînant l'annonce erronée à la fin du journal régional de la mi-journée.
D'après agence
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