Un train Corail a déraillé le 3 juillet 2009 près de Limoges après avoir heurté une remorque pleine de foin © TF1-LCI
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Le pronostic vital d'un homme de 42 ans grièvement blessé dans l'accident du train Corail Paris-Cahors vendredi soir en Haute-Vienne est toujours "très réservé" dimanche, selon le CHU de Limoges. "Il est maintenu en réanimation. Il n'y a pas d'évolution particulière", a indiqué la directrice de garde de l'établissement, Marie Sengelen, confirmant que son pronostic vital était toujours "très réservé". L'homme souffre de "polytraumatismes" et avait été opéré en neuro-chirurgie dans la nuit de vendredi à samedi. Deux voyageuses du Paris-Cahors, l'une souffrant de côtes cassées et l'autre d'une fracture de la mâchoire, sont toujours hospitalisées dimanche, a indiqué Mme Sengelen.
L'accident du train Corail dont la locomotive et deux voitures avaient déraillé après avoir heurté une remorque agricole chargée de foin tombée sur les voies avait fait treize blessés dont cinq avaient dû être hospitalisées, parmi les 450 voyageurs présents à bord. L'agriculteur, propriétaire de la remorque, a été mis en examen samedi pour blessures involontaires et remis en liberté, a affirmé le procureur de la République de Limoges. L'agriculteur est mis en examen pour blessures involontaires ayant entraîné un incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 3 mois pour l'une des victimes, l'homme de 42 ans dont le pronostic vital était toujours engagé. Il a également été mis en examen pour blessures volontaires avec une ITT inférieure à 3 mois pour quatre autres blessés, qui avaient dû être hospitalisés vendredi soir, selon le procureur.
"A la suite d'une secousse liée au dépôt d'une balle de foin, les roues de la remorque sont sorties des cales, qui ont été retrouvées sur place", a-t-il expliqué, en précisant que la remorque n'avait pas suivi la pente selon une trajectoire rectiligne mais selon "un cheminement aléatoire". Selon la chronologie présentée par le procureur, l'agriculteur a prévenu par téléphone les gendarmes à 20h40. Les gendarmes ont eux-mêmes contacté la SNCF à 20h41 mais la SNCF n'a pas eu le temps de prévenir à temps le conducteur. "Il y a un temps très court entre l'appel de l'agriculteur et le choc avec la remorque, entre 2 et 3 minutes", a estimé le procureur. Le choc s'est produit vers 20h45.
Dimanche matin, la circulation qui a repris dès samedi, se fait toujours sur une seule voie.
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