Accident mortel : le chauffeur positif aux stupéfiants

le 23 juillet 2009 à 21h14 , mis à jour le 23 juillet 2009 à 21h45

Ce chauffeur de camion avait fauché mortellement un adolescent de 16 ans et blessé grièvement son père mardi soir sur l'autoroute A 34.

routiers poids lourds autoroute chauffeurs routiers © TF1

Le chauffeur du camion qui a fauché mortellement  un adolescent de 16 ans et blessé grièvement son père mardi soir sur l'autoroute  A 34 a été "contrôlé positif aux stupéfiants", a-t-selon une source judiciaire. Le chauffeur de nationalité belge, âgé de 35 ans, a été mis en examen pour  "homicide et blessures involontaires sous l'emprise de stupéfiants", a indiqué Xavier Lenoir, substitut du procureur de Charleville-Mézières. Le routier a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de  conduire un véhicule. Il a également été mis en examen pour "détention de  produits stupéfiants en récidive, en l'occurence une petite quantité de cannabis  et d'héroïne", a expliqué M. Lenoir.

Le magistrat a précisé que le parquet attendait des résultats d'analyse  sanguine qui confirmeront ou non le contrôle d'urine positif. "Ni la vitesse, ni les temps de conduite, ni la météo ne sont en cause dans  l'accident, la seule inconnue est l'influence des stupéfiants sur la vigilance  du routier", a-t-il souligné. Mardi, peu avant minuit, un père de famille de 45 ans et son fils de 16 ans  avaient été percutés par un camion alors qu'ils changeaient la roue arrière  gauche de leur véhicule sur la bande d'arrêt d'urgence de l'A34 à hauteur de Donchery (Ardennes). Ils ont été fauchés alors qu'ils se trouvaient sur la chaussée, a souligné  le parquet. Le frère de la victime, âgé de 11 ans, a assisté au drame derrière la  glissière de sécurité. Il a alerté les secours conjointement avec le chauffeur  routier qui transportait des ordinateurs pour une société luxembourgeoise. Le père, hospitalisé dans un état critique, a dû être amputé d'une jambe et  son état était stable jeudi, a indiqué M. Lenoir.

Le capitaine de gendarmerie Alain Barthélémy, commandant l'escadron  départemental de sécurité routière des Ardennes, qui a mené l'enquête sur  l'accident, rappelait jeudi les consignes de sécurité en cas de panne ou  d'accident sur l'autoroute. "Il faut impérativement allumer les feux de détresse, enfiler le gilet de  sécurité jaune avant de sortir du véhicule côté passager, positionner un  triangle de signalisation, puis se mettre à l'abri derrière la glissière de  sécurité et prévenir les secours", a-t-il expliqué. "En aucun cas, il ne faut intervenir soi-même sur le véhicule", a-t-il  souligné, "car la durée de vie d'un piéton sur la bande d'arrêt d'urgence n'excède pas 20 minutes". Il a précisé que lors de l'accident mardi soir un triangle de signalisation  avait été posé, les feux de détresse allumés mais que seul le père portait un  gilet jaune.

(D'après agence)

le 23 juillet 2009 à 21:14
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7 Commentaires

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  • Michel, le 25/07/2009 à 18h52

    "ils ont été fauchés alors qu'ils se trouvaient sur la chaussée" , "En aucun cas, il ne faut intervenir soi-même sur le véhicule" voilà..tout est dit..mais bon, il faut bien un responsable, vivant de préférence...pour pouvoir le juger

  • Isa88, le 25/07/2009 à 16h54

    Les "routiers sont sympas"..... peut être... mais pas tous... ils n'ont pour la plupart aucun respect des autres usagers de la route.... il est vrai qu'ils risquent moins que les autres et qu'ils se disent que de toute façon ils peuvent faire ce qu'ils veulent!!! dans ces conditions pourquoi se géner????

  • Louis, le 24/07/2009 à 14h02

    L'espace d'un instant , mettez vous dans la possibilitée suivante , qu'est peu être déjà la votre. Imaginez que vous soyez près à faire don d'un de vos organes après votre mort en pensant faire un geste qui aidera votre prochains qui lui ,n'a pas eu autant de chance que d'autre, pour qu'on final certaine personne décide de faire une transplantation à une personne jugée "incertaine " pour sa guérison avenir. Sans même parlé d'amertume ,ce genre de publicité serait à coût sur, un frein déjà présent dans les esprit des généreux donneurs.

  • François-Xavier, le 24/07/2009 à 10h05

    Encore une grande décision juduciaire, que l'auteur d'un accident mortel ne soit pas incarcéré, certes, mais là un étranger, ou sont les garanites de représention surtout pour un récidiviste??????

  • Paulodunord, le 24/07/2009 à 07h16

    Pas de "haro" sur les routiers, mais quand même ! Je prends souvent l'A1 (Paris - Lille) et il faut avouer qu'entre les camions qui roulent à cheval sur la bande d'arrêt d'urgence (le conducteur lisant un livre ou regardant la télé) et ceux qui se suivent à 10m, qui déboîtent et doublent "quand ils veulent", etc... il y a un vrai boulot de gendarmerie à faire. Des mesures sont simples pour insérer ces monstres de puissance à la circulation : interdiction de doubler entre Roissy et Paris et sur les périphériques (A86, Périphérique, A3, etc...) et entre Hénin-Beaumont et le Nord de Lille. Cela fluidifiera le trafic et empêchera certaisn de se croire tout permis.

  • Tipoussy, le 24/07/2009 à 07h10

    Le problème ne vient pas seulement des stupéphiants, mais surtout du fait de conduire la nuit. Il serait temps d'interdire aux chauffeurs routiers la conduite de nuit soit à partir de 21 h. Et il serait temps de développer le ferro routage pour désengorger les routes et autoroutes de la circulation des poids lourds qui multiplient le risque d'accident par 2.

  • Antonio, le 24/07/2009 à 04h45

    Dans un tel cas, on ne doit pas dire "chauffeur" mais "chauffard".

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