Des sans-papiers occupent un immeuble parisien

Par , le 17 juillet 2009 à 19h36 , mis à jour le 18 juillet 2009 à 10h22

Entre 200 et 300 sans-papiers ont envahi vendredi vers 16 heures l'immeuble de la CPAM situé dans le 18e arrondissement de la capitale. Ils veulent leur régularisation.

sans-papiers cgt occupationUn sans-papiers qui occupe les locaux de l'UD-CGT, le 7 mai 2008 © LCI.fr/Delphine SOULAS

 Enviorn 250 sans-papiers ont pénétré vendredi, vers 16 heures, dans un immeuble vide de la Caisse primaire d'assurance maladie, situé rue Baudelique, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Objectif : réclamer leur régularisation. La Coordination des sans-papiers 75 (CSP 75) est à l'origine du mouvement.

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Selon plusieurs sources, ces sans-papiers sont déterminés à rester dans le bâtiment. Vers 21 heures, ils avaient obtenu le droit d'apporter de la nourriture au sein de l'immeuble. Des femmes et des bébés sont également à l'intérieur. Plusieurs militants sont avec eux pour les soutenir. Parmi eux : Karima Belli, députée européenne d'Europe Ecologie, "là parce que la régularisation des sans-papiers est nécessaire".

Les organisations (Solidaires, CSP75, CGT Nettoiement, Verts, NPA, etc.) veulent ainsi "donner une visibilité collective à la mobilisation de l'ensemble des sans-papiers pour faire respecter les engagements pris par la préfecture et le ministère vis-à-vis du Collectif des sans-papiers du 75". Les signataires exigent "la régularisation de tous les ex-occupants du boulevard du Temple (local de la Bourse du travail, ndlr) et au-delà de l'ensemble des sans-papiers". Les occupants de l'immeuble, symboliquement, veulent faire des lieux "le ministère de la régularisation de tous les sans-papiers". Gilles Lemaire, d'ATTAC, a indiqué que l'immeuble occupé comportait plusieurs corps de bâtiment. Appartenant à la CPAM de Paris, il était occupé naguère par le Comité central d'entreprise mais les lieux "sont vides depuis deux mois, après avoir été transformés en entrepôt".

Vendredi midi, plus d'une centaine de sans-papiers, qui campaient devant la Bourse du travail rue Charlot dans le IIIe arrondissement depuis leur expulsion du bâtiment le 24 juin, avaient quitté les lieux à l'appel de leurs délégués. Délogés mais visiblement pas découragés.

Par Amélie Gautier le 17 juillet 2009 à 19:36
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25 Commentaires

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  • Alexandre, le 21/07/2009 à 03h27

    A l'assaut !

  • Max, le 18/07/2009 à 17h21

    Juniore335, Paris Paie la si tu veut cette dette coloniale mais la repentance c'est bon ont a assez donner et dans 100 ans faudra encore faire repentance et des excuses moi j'ai assez donné

  • Micheldem, le 18/07/2009 à 12h15

    Pourquoi ne pas les loger chez leur défençeurs

  • Charles, le 18/07/2009 à 12h00

    Dans quel pays vit-on ? Considérant que seuls 50 % des Français paient l'impôt les autres 50 % n'ont pas à prendre position pour charger la charrette et nous obliger à prendre en charge des sans papiers qui viennent chez nous pour toucher des subsides. Dehors point final !!!

  • Antonio, le 18/07/2009 à 11h53

    Sans papiers de tous les pays, précipitez vous chez Jean bernard, à Niort, il vous accueille à bras ouvert.

  • Juniore335, le 18/07/2009 à 08h26

    Il faut payer la dette coloniale pour les victimes du commerce triangulaire. Vous tous avez une memoire tres courte. Juju de Paris

  • Misoke, le 18/07/2009 à 08h21

    Non Edmond de Pouliguen, Gilbert de Montpellier a raison c'est bien un homme de gauche qui l'a dit lors d'une interview à la télé je l'ai vu et entendu c'est Michel Rocard très réaliste sur la situation en France.

  • Jean bernard, le 18/07/2009 à 07h57

    Je suis outre par ces reactions negatives envers les sans papiers la france ne serait elle plus le pays du coeur je n ose imaginer ce que vous pensez des SDF. Voyons redressez la barre vous ne pouvez pas etre aussi odieux.

  • Monsieur, le 18/07/2009 à 02h55

    C'est Michel Rocard qui a dit :"La France ne peut accueillir toute la misére du monde mais elle doit en prendre fidélement sa part " Phrase prononcée en 1990 , reprise dans une version tronquée par Carla Bruni-Tedeschi Sarkozy .

  • Alexandre, le 17/07/2009 à 23h32

    Dehors, sans ménagement !

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