Un sans-papiers qui occupe les locaux de l'UD-CGT, le 7 mai 2008 © LCI.fr/Delphine SOULAS
Enviorn 250 sans-papiers ont pénétré vendredi, vers 16 heures, dans un immeuble vide de la Caisse primaire d'assurance maladie, situé rue Baudelique, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Objectif : réclamer leur régularisation. La Coordination des sans-papiers 75 (CSP 75) est à l'origine du mouvement.
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Selon plusieurs sources, ces sans-papiers sont déterminés à rester dans le bâtiment. Vers 21 heures, ils avaient obtenu le droit d'apporter de la nourriture au sein de l'immeuble. Des femmes et des bébés sont également à l'intérieur. Plusieurs militants sont avec eux pour les soutenir. Parmi eux : Karima Belli, députée européenne d'Europe Ecologie, "là parce que la régularisation des sans-papiers est nécessaire".
Les organisations (Solidaires, CSP75, CGT Nettoiement, Verts, NPA, etc.) veulent ainsi "donner une visibilité collective à la mobilisation de l'ensemble des sans-papiers pour faire respecter les engagements pris par la préfecture et le ministère vis-à-vis du Collectif des sans-papiers du 75". Les signataires exigent "la régularisation de tous les ex-occupants du boulevard du Temple (local de la Bourse du travail, ndlr) et au-delà de l'ensemble des sans-papiers". Les occupants de l'immeuble, symboliquement, veulent faire des lieux "le ministère de la régularisation de tous les sans-papiers". Gilles Lemaire, d'ATTAC, a indiqué que l'immeuble occupé comportait plusieurs corps de bâtiment. Appartenant à la CPAM de Paris, il était occupé naguère par le Comité central d'entreprise mais les lieux "sont vides depuis deux mois, après avoir été transformés en entrepôt".
Vendredi midi, plus d'une centaine de sans-papiers, qui campaient devant la Bourse du travail rue Charlot dans le IIIe arrondissement depuis leur expulsion du bâtiment le 24 juin, avaient quitté les lieux à l'appel de leurs délégués. Délogés mais visiblement pas découragés.
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