Incendie en Corse © TF1/LCI
Pompiers au sol et moyens aériens sont toujours en pleine action vendredi soir en Corse-du-Sud pour lutter contre plusieurs incendies, notamment près d'Ajaccio et de Sartène. Près de 4.200 hectares de maquis et forêts ont déjà brûlé depuis la veille. Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, venu dans l'île vendredi, a affirmé que "70% des moyens dont la France dispose sont concentrés sur les feux en cours en Corse". Il a fait état de "dégâts considérables avec une quinzaine de maisons et une soixantaine de véhicules détruits et au minimum 4.200 hectares dévastés". Selon France info, près de 5.000 hectares seraient déjà partis en fumée.
Un quatrième feu s'est déclaré vendredi en début d'après-midi à Olmeto-Plage, près de Propriano, a indiqué le commandant des pompiers Bruno Maestracci. "Un feu de 2.000 m2 s'est déclaré en début d'après-midi, nous avons mis trois Canadair dessus pour l'éteindre", a précisé l'officier. Un autre sinistre qui ravage depuis jeudi la forêt de chênes et de résineux parfois multicentenaires de la Valle Mala, au nord-est de Sartène, continue de progresser, après avoir brûlé plus de 2.000 hectares.
Selon le Codis de Corse-du-Sud, le feu de Peri à la sortie d'Ajaccio est "en bonne voie" de règlement et celui de la vallée de l'Ortolo, entre Sartène et Propriano, est "sous contrôle". Des avions Tracker et Dash ont largué vendredi des tonnes de retardant sur ce dernier foyer qui avait été "fixé" dans la nuit. De nombreux animaux qui paissaient, ont été la proie des flammes qui ont aussi calciné des hectares de vignes et parcouru plus de 1.200 hectares de terrain. Le feu de Peri, aux portes d'Ajaccio, "en bonne voie de règlement", selon les pompiers, a détruit environ 700 hectares de végétation sur les deux flancs de la vallée de la Gravone. Il a aussi privé d'électricité deux milliers de foyers. A Carbuccia, non loin de Peri, il a brûlé la petite gare du village. A Tavaco, plusieurs maisons ont flambé.
"Les Corses veulent voir les responsables châtiés"
Au total, 11 avions et hélicoptères sont en cours d'intervention dans le département. Au sol, 350 pompiers et 180 militaires luttent contre les flammes et 200 hommes sont arrivés en renfort du Var, des Alpes-maritimes et de Haute-Corse. Selon le colonel de gendarmerie Hubert Bonneau, deux des trois feux de jeudi sont apparemment "accidentels" et un, celui de Peri, est "criminel". A la caserne des pompiers de Vero, près d'Ajaccio. Sur les ondes des radios locales, élus et victimes des flammes ne décoléraient pas, mettant en cause les incendiaires et les pyromanes, ainsi que les secours -dont ils jugent le début de l'intervention tardive- et les "inconscients" qui malgré les arrêtés préfectoraux font quand-même des barbecues ou des écobuages.
Dans une lettre ouverte au président de la République, le député-maire d'Ajaccio, Simon Renucci a fait état de "l'exaspération mêlée de désarroi de (s)es concitoyens qui ont tout perdu, des familles qui ont vu leur maison brûler, des éleveurs dont les bêtes ont connu une mort atroce, de ceux qui ont vu périr leur bien, leur outil de travail, leur cadre de vie". "Les Corses sont du côté de la vie et rejettent la culture de la mort, ils veulent voir les coupables châtiés, les victimes indemnisées et ceux qui leur ont porté assistance félicités", ajoute-t-il.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




