Le forcené de verdun maîtrisé par le GIPN

le 23 juillet 2009 à 17h13 , mis à jour le 23 juillet 2009 à 22h54

Le GIPN a libéré deux employés du conseil général de la Meuse séquestrés jeudi pendant près de cinq heures par un homme

[Expiré] [Expiré] Le GIPN à Verdun © AFP

Deux fonctionnaires du conseil général de la Meuse, un homme et une femme, ont été séquestrés pendant près de cinq  heures jeudi à Verdun (Meuse) par un homme non armé en butte à un problème  familial, avant d'être libérés sains et saufs par le GIPN. L'assaut du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) de  Strasbourg a été donné vers 19h20 et le preneur d'otages a été maîtrisé en  quelques minutes. Il a été emmené au  commissariat de Verdun où il devait être mis en examen en soirée pour  "séquestrations et dégradations volontaires". Une très forte déflagration, vraisemblablement provoquée par le tir d'une  grenade assourdissante, a retenti au moment de l'assaut lancé depuis les toits  de l'immeuble du centre-ville où s'était retranché le forcené.

Les policiers du GIPN, au nombre d'une dizaine, ont ensuite arraché un volet  roulant du 1er étage, qui avait été baissé, avant de briser une fenêtre pour  pénétrer dans le bureau où se trouvait le preneur d'otages. "L'opération a été très bien menée, avec rapidité et efficacité, sans causer  de dommages aux personnes", s'est félicité le procureur de Verdun, Alexandre de Boschère, lors d'une conférence de presse donnée après l'opération. L'intervention du GIPN a été décidée par les autorités après plusieurs  heures de palabres entre le forcené, un homme de 33 ans décrit comme "une  personne butée et compliquée" par le procureur, et une policière, formée à la  négociation lors de prises d'otages.

"Ils m'ont volé mes enfants"

L'homme, qui a un travail et qui vit séparé de son épouse, était venu se  plaindre vers 14h30 à l'unité territoriale d'action sociale (Utas) du conseil  général du rythme des visites de ses trois enfants de cinq, six et huit ans. "Nos services connaissaient ce Monsieur", a indiqué le directeur de cabinet  du président de l'assemblée départementale, Pascal Babinet. "Sa situation familiale est difficile mais elle était gérée", a-t-il ajouté. Le ton serait alors rapidement monté et l'homme a séquestré, avec des  menaces verbales, le directeur de l'Utas, sa plus proche collaboratrice et une  jeune stagiaire d'été. Cette dernière a été rapidement libérée par le preneur  d'otages qui s'est ensuite barricadé dans un bureau.

Le quartier de la rue du Brachieul, où se trouve l'Utas, a rapidement été  bouclé sur l'ordre du directeur des polices urbaines de Verdun, Jean-Luc  Petitbois, par des policiers casqués et équipés de boucliers. "Nous n'avons jamais eu de revendication claire et nous ne connaissions pas  exactement la nature de la menace", a-t-on indiqué au cabinet du préfet de la  Meuse. "C'est pour cela qu'il a été fait appel au GIPN", a-t-on précisé de même  source. Pendant la prise d'otages qui a duré près de cinq heures, deux affichettes  avaient été collées par le ravisseur sur les fenêtres du bureau où il s'était  retranché avec ses deux otages. Sur la première, il avait écrit "La justice et  le système prennent les citoyens pour des cons" tandis que sur l'autre, on  pouvait lire "Ils m'ont volé mes enfants".


(D'après agence)

le 23 juillet 2009 à 17:13
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5 Commentaires

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  • Dépité 54, le 31/07/2009 à 08h33

    Vous rendez-vous compte jusqu'où les hommes doivent aller pour conserver le droit de garde par contre les obligations ne sont jamais remis en cause. Pensez-vous que cet homme aurait été aussi loin si il n'y avait pas eu une décision malheureuse à son insu, je ne connais pas correctement ce dossier mais cette personne travaille (on peut dire qu'il est susceptible d'être stable,non?) et du jour au lendemain, celui-ci devient un délinquant,il va pouvoir goûter à la prison et à sa promiscuité)tout cela grâce et à cause de décision prise en amont par des personnes bien pensantes au titre de la sacro-sainte protection de la femme,voir de l'enfance. 2 questions se posent en telle circonstance: "Pensez-vous sincérement qu'un homme qui fait un tel acte de vouloir à tout prix récupérer ses enfants,soit un si mauvais père que çà? " Dès qu'une personne ne se plie pas à une décision abusive ou pas on dit que c'est un être "buté et compliqué ou aussi psychorigide" alors nous en connaissons beaucoup autour de nous avec ce trait de caractère,non? " les femmes se séparent et utilisent un peu trop vite les outils qui vont bien pour atteindre le père,il existe un panel plutôt étoffé de situations qui peux atteindre,nuire voir détruire le papa et tout çà en toute impunité car elles avancent des choses complètement allucinantes et elles ressortent blanchies mais par contre le papa doit ramer comme un fou pour refaire surface dans cette vie détruite gratuitement avec mépris" Notre société Française adhère et se moque complètement de tout çà, nous sommes devenus une société procéduriaire comme l'est la société Américaine et nous ne sommes pas prêt de changer,bien au contraire et la surpopulation carcérale ne risque pas de baisser. si autour de vous,vous vivez des séparations, avant de juger quiconque réfléchissez bien et épaulez les papas et les mamans. Salutations.

  • Dany95, le 24/07/2009 à 03h19

    Je savais que vous ne failliriez pas. Merci d'avoir fait honneur à notre métier par votre action. Merci d'avoir, une fois de plus, préservé la vie au péril de la votre. Bravo, respect à vous collègues.

  • De chardon matthieu, le 23/07/2009 à 19h24

    Ma soeur m'a passé un coup de telephone du conseil général, auriez vous plus d'informations ??? Merci

  • Fran, le 23/07/2009 à 19h12

    Qui connait l'identité des deux personnes prises en otage

  • Dany95, le 23/07/2009 à 18h39

    Aux collègues du GIPN : si vous devez intervenir, bonne chance et bon courage à vous. Vous ferez honneur à la Police Nationale.

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