Enquête en cours, l'armée annonce des sanctions

le 23 juillet 2009 à 11h52 , mis à jour le 23 juillet 2009 à 22h35

L'adjudant dont les tirs auraient provoqué l'incendie a été suspendu. Il a affirmé ne pas avoir eu conscience de contrevenir aux ordres.

A la périphérie de Marseille, les pompiers ont lutté toute la nuit pour ralentir la progression des flammes, sans pouvoir bénéficier d'un soutien aérien.A la périphérie de Marseille, les pompiers ont lutté toute la nuit pour ralentir la progression des flammes, sans pouvoir bénéficier d'un soutien aérien. © TF1/LCI

 

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Alertez-nous ! Témoin d'un événement ? Envoyez vos infos, photos, vidéos...Mise en cause par de nombreuses personnalités politiques dans le vaste incendie qui a été stoppé jeudi aux portes de Marseille, l'armée a réagi promptement en annonçant que le responsable des tirs de balles traçantes qui auraient provoqué le départ de feu avait été suspendu. Il s'agit du chef de section du premier régiment étranger de la Légion à Aubagne. Le sous-officier a été placé jeudi en garde à vue et a  déclaré aux enquêteurs ne pas avoir eu conscience de contrevenir aux ordres,  selon une source proche de l'enquête.

Cet adjudant-chef, un célibataire de 43 ans natif de La Réunion a expliqué aux enquêteurs de la compagnie  d'Aubagne et aux gendarmes de la section de recherches de Marseille que personne ne l'avait mis en  garde en matière de risques d'incendie en été. En apprenant l'étendue des dégâts, ce chef de section, un légionnaire  expérimenté qui vient notamment de rentrer d'une mission en Afghanistan, a  exprimé ses regrets et s'est déclaré anéanti, selon la même source.

"L'utilisation des champs de tir en période estivale est évidemment soumise à des restrictions d'emploi extrêmement précises, qui stipulent entre autres l'interdiction formelle d'emploi de munitions traçantes", a réagi le colonel Benoît Royal, chef du Service d'informations et de relations publiques des Armées. "Dans ce cas-là, il est avéré que l'emploi de munitions traçantes a été utilisé en infraction formelle aux consignes qui ont été données".

Parallèlement, le parquet militaire de Marseille a confié les investigations à la compagnie de gendarmerie d'Aubagne ainsi qu'à la section de recherches de Marseille. Les gendarmes se sont rendus dans la matinée au camp militaire de Carpiagne. La mission des enquêteurs est de reconstituer la séance de tirs de balles traçantes suspectée d'être à l'origine du sinistre mercredi.

Des tirs de Famas... puis, de la fumée

Il a d'ores et déjà été établi qu'une section de sept militaires s'était rendue mercredi sur place vers 8h30 pour un entraînement au Famas avec des munitions de calibre 5,56. Après une pause-déjeuner à 11h30, une fumerolle a été détectée par les légionnaires qui ont tenté en vain d'éteindre le début d'incendie. Les gendarmes vont maintenant vérifier la réglementation en matière d'utilisation du pas de tir de Carpiagne. Un hélicoptère assiste les techniciens de la compagnie d'Aubagne.

Une deuxième équipe d'enquêteurs s'est rendue pour sa part au siège de la Légion quartier Viannot pour saisir les munitions utilisées, car les légionnaires sont tenus de récupérer les milliers de douilles utilisées. De la documentation et notamment des circulaires émanant du commandement ont également été mis à la disposition des gendarmes.

D'après agence

le 23 juillet 2009 à 11:52
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17 Commentaires

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  • VICTOR, le 24/07/2009 à 07h38

    Quitte à punir, n'oubliez pas de sanctionner le reste de la hiérarchie. Il n'y a pas qu'un coupable !!!!!!

  • Oli, le 23/07/2009 à 23h26

    Pauvre adjudent chef, pour avoir commis ce monumental problème, toute la scène politique le descend, il ne faut peut-e^tre pas oublier que c'est quand même un être humain, même les ordinateur "bug" parfois... un peu de tolérance , ce n'est quand meme pas la fin du monde ....

  • Angel, le 23/07/2009 à 19h15

    Ne pas lui jeter la pierre trop vite

  • Angel, le 23/07/2009 à 19h12

    Attendre avant de condamner

  • Angel, le 23/07/2009 à 19h10

    Ce chef de section n est le seul responsable jepense attendons l enquete avant de le condamner.

  • Pompom55, le 23/07/2009 à 18h43

    En réponse à Bernard de Paris. Ce n'est pas, je pense, le moment venu de faire des commentaires déplacés sur l'Armée, ni même des gens qui la servent avec honneur. Cher Bernard, l'armée a bien évolué aujourd'hui, et je pense que le service militaire a rendu bien des services à des milliers de jeunes, sans qualification (que cette même Armée que vous dénigrez a former), voir sans emploi (que l'Armée a embauché, c'est aussi aujourd'hui en 2009, le premier employeur chez les jeunes de moins de 25 ans). Comme dans tous les domaines, il faut l'admettre, il ya des gens compétents et d'autres un peu moins. Pensons aujourd'hui à ceux qui on perdu des biens dans cet incendie, sans pour autant agresser verbalement toute une corporation.

  • Mdl ensoa, le 23/07/2009 à 18h27

    Laissez l armée faire son travail d'enquete heureusement que nos officiers ont du discernement ce ne sont ni un gaudin ni un fillon qui vont faire deroger a cette honneteté quand aux poursuites devant les tribunaux civiles et aux pressions... bonne chance a ce ss officier qu'il ose l'ouvrir et peut etre il aura un proces equitable mais ne revons pas pauvre france

  • Michel, le 23/07/2009 à 18h13

    Messieurs les politiques ,prenez d la graine,voila des gens qui assument! ! ! !

  • Antonio, le 23/07/2009 à 18h10

    Je crains fort que Charles, de Sarlat, n'ait raison sur toute la ligne.

  • Richard, le 23/07/2009 à 16h53

    Bernard de Paris., vous avez la chance de travailler dans une entreprise où TOUT le monde est super efficace et ne fait jamais d'erreur? Mais vous m'intéressez, pourrais je avoir le nom? Les militaires travaillent tous les jours avec des produits dangereux, je dirais même létaux. Le fait qu'il y ait peu d'incidents prouve bien qu'ils ne sont pas aussi nuls que vous le dites, grâce à une expérience acquise au fil du temps. Le fait qu'ils soient embauchés dans beaucoup de boites pour régler les questions de sécurité - prévention des risques prouvent aussi qu'ils ne sont pas aussi mauvais que ça. Vous ne le savez peut être pas mais ce sont les militaires qui ont inventé ces concepts. Le concept de 0 risque est une utopie que toute personne travaillant dans des domaines à risques connait(personnellement bactériologie, donc c'est pareil, les produits dangereux je connais). Une probabilité de 1 pour 1000 est exceptionnel. Et d'après vous, combien les militaires font d'exercices de tir par année? Y a souvent des problèmes? Dans vos manoeuvres, il n'y avait que de vrais militaires ou aussi des gens qui comme vous n'aimaient pas ça?

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