A la périphérie de Marseille, les pompiers ont lutté toute la nuit pour ralentir la progression des flammes, sans pouvoir bénéficier d'un soutien aérien. © TF1/LCI
Le feu est maîtrisé mais non éteint
Le travail des pompiers ont été rendues difficiles en raison d'un vent très fort. Jeudi matin, le feu est circonscrit mais certains foyers repartent.
Publié le 23/07/2009
Les Marseillais évacués rentrent chez eux
Les habitants de Marseille qui avaient été évacués dna sla nuit de mercredi à jeudi, commençaient jeudi en début d'après-midi à rentrer chez eux.
Publié le 23/07/2009
Mise en cause par de nombreuses personnalités politiques dans le vaste incendie qui a été stoppé jeudi aux portes de Marseille, l'armée a réagi promptement en annonçant que le responsable des tirs de balles traçantes qui auraient provoqué le départ de feu avait été suspendu. Il s'agit du chef de section du premier régiment étranger de la Légion à Aubagne. Le sous-officier a été placé jeudi en garde à vue et a déclaré aux enquêteurs ne pas avoir eu conscience de contrevenir aux ordres, selon une source proche de l'enquête.
Cet adjudant-chef, un célibataire de 43 ans natif de La Réunion a expliqué aux enquêteurs de la compagnie d'Aubagne et aux gendarmes de la section de recherches de Marseille que personne ne l'avait mis en garde en matière de risques d'incendie en été. En apprenant l'étendue des dégâts, ce chef de section, un légionnaire expérimenté qui vient notamment de rentrer d'une mission en Afghanistan, a exprimé ses regrets et s'est déclaré anéanti, selon la même source.
"L'utilisation des champs de tir en période estivale est évidemment soumise à des restrictions d'emploi extrêmement précises, qui stipulent entre autres l'interdiction formelle d'emploi de munitions traçantes", a réagi le colonel Benoît Royal, chef du Service d'informations et de relations publiques des Armées. "Dans ce cas-là, il est avéré que l'emploi de munitions traçantes a été utilisé en infraction formelle aux consignes qui ont été données".
Parallèlement, le parquet militaire de Marseille a confié les investigations à la compagnie de gendarmerie d'Aubagne ainsi qu'à la section de recherches de Marseille. Les gendarmes se sont rendus dans la matinée au camp militaire de Carpiagne. La mission des enquêteurs est de reconstituer la séance de tirs de balles traçantes suspectée d'être à l'origine du sinistre mercredi.
Des tirs de Famas... puis, de la fumée
Il a d'ores et déjà été établi qu'une section de sept militaires s'était rendue mercredi sur place vers 8h30 pour un entraînement au Famas avec des munitions de calibre 5,56. Après une pause-déjeuner à 11h30, une fumerolle a été détectée par les légionnaires qui ont tenté en vain d'éteindre le début d'incendie. Les gendarmes vont maintenant vérifier la réglementation en matière d'utilisation du pas de tir de Carpiagne. Un hélicoptère assiste les techniciens de la compagnie d'Aubagne.
Une deuxième équipe d'enquêteurs s'est rendue pour sa part au siège de la Légion quartier Viannot pour saisir les munitions utilisées, car les légionnaires sont tenus de récupérer les milliers de douilles utilisées. De la documentation et notamment des circulaires émanant du commandement ont également été mis à la disposition des gendarmes.
D'après agence
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