François Fillon à Marseille après l'incendie qui a ravagé plus de 1300 ha (23 juillet 2009) © TF1/LCI
Le feu est maîtrisé mais non éteint
Le travail des pompiers ont été rendues difficiles en raison d'un vent très fort. Jeudi matin, le feu est circonscrit mais certains foyers repartent.
Publié le 23/07/2009
Les Marseillais évacués rentrent chez eux
Les habitants de Marseille qui avaient été évacués dna sla nuit de mercredi à jeudi, commençaient jeudi en début d'après-midi à rentrer chez eux.
Publié le 23/07/2009
En moins d'une journée, les flammes sont parties du camp de Carpiagne pour, après avoir fait rage toute la nuit et parcouru 1300 hectares de garrigue, menacer directement les quartiers périphériques de Marseille. Face à une catastrophe d'une telle ampleur, François Fillon s'est rendu sur les lieux jeudi. Accompagné de Brice Hortefeux et d'Hervé Morin, il est allé successivement au camp militaire concerné, puis au PC opérationnel des marins-pompiers dans les quartiers sud-est de Marseille. C'est là qu'il a promis des sanctions contre les responsables.
"Cet incendie a été manifestement déclenché par une faute professionnelle qui a été commises puisque des balles traçantes ont été utilisées au camp militaire" de Carpiagne, a déclaré le Premier ministre devant la presse. "Les balles traçantes sont interdites pas seulement en cette période mais par principe dans les camps du sud sauf dérogation", a-t-il poursuivi. "Il n'y a pas eu de dérogation. Nous sommes donc en présence d'une faute. Une enquête de commandement est en cours. Naturellement une instruction judiciaire est également en cours".
"Tout ce qui pourra être fait par les militaires le sera"
"Nous attendons les résultats des deux enquêtes pour prendre des décisions mais il y aura des décisions, c'est-à-dire qu'il y aura des sanctions prises contre ceux qui ont commis ces fautes professionnelles graves et puis nous regarderons comment durcir les règles d'usage en matière de tirs pour que cette situation ne se reproduise plus", a ajouté le chef du gouvernement.
Il a demandé au ministre de la Défense, qui l'accompagnait, de mettre à disposition des élus de Marseille et des autorités de l'Etat les moyens nécessaires pour participer à la réparation des dégâts et à la remise en état des terrains. "Tout ce qui pourra être fait par les militaires le sera", a-t-il souligné. "Les consignes sont extrêmement claires, les règles sont extrêmement précises, il s'agit d'un acte extrêmement regrettable, déplorable, d'un militaire qui n'aurait pas dû conduire ce tir dans ces conditions", a renchéri Hervé Morin. "Il ne s'agit pas de condamner l'armée, l'état-major de l'armée de terre procède à des instructions chaque année. Ces instructions avaient été rappelées encore peu de temps avant". Interrogé pour savoir s'il s'agissait d'une erreur collective ou individuelle, le ministre de la Défense a répondu : "elle est individuelle pour le moins dans la mesure où jamais l'adjudant ou le sous-officier chargé de la conduite du tir n'aurait dû procéder de la sorte".
Pour le maire UMP Jean-Claude Gaudin, également présent au PC des secouristes, "c'est l'erreur d'une personne qui a procédé à des tirs. Si la personne avait été originaire du pays, ça n'aurait jamais été fait". Il a tenu à souligner que le pire avait été évité, de justesse : "des sinistrés, il y en a peu, ça aurait pu être beaucoup plus grave. Quelques maisons ont été léchées par les flammes. Je souhaite que ce soit l'armée qui répare", a-t-il affirmé. "Le Premier ministre a dit qu'il y aurait des sanctions et une aide (...). L'armée et le gouvernement nous soutiennent", s'est réjoui le maire.
| Le militaire n'avait pas conscience de contrevenir aux ordres |
Le sous-officier du 1er régiment étranger de la Légion à Aubagne (Bouches-du-Rhône), responsable des tirs à l'origine du vaste incendie, a été placé jeudi en garde à vue et a déclaré aux enquêteurs ne pas avoir eu conscience de contrevenir aux ordres, selon une source proche de l'enquête. Cet adjudant-chef, un célibataire de 43 ans natif de La Réunion, en garde à vue depuis la fin de la matinée, a expliqué aux enquêteurs de la compagnie d'Aubagne et aux gendarmes de la section de recherches de Marseille qu'il n'avait pas conscience de contrevenir aux ordres, car personne ne l'avait mis en garde en matière de risques d'incendie en été, selon cette source. En apprenant l'étendue des dégâts, ce chef de section, un légionnaire expérimenté qui vient notamment de rentrer d'une mission en Afghanistan, a exprimé ses regrets et s'est déclaré anéanti, selon la même source. Il avait tenté en vain avec ses six hommes d'éteindre le début du sinistre mercredi en début d'après-midi. Il a indiqué qu'il procédait toujours de la même façon dans les séances de tir qu'il dirige et que les chargeurs de fusil d'assault Famas, qui comprennent vingt-cinq cartouches, étaient approvisionnés d'une balle traçante tous les cinq projectiles. |
D'après agence
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