Incendie : l'adjudant mis en examen

le 25 juillet 2009 à 18h10 , mis à jour le 25 juillet 2009 à 18h13

Le militaire est accusé d'avoir dirigé l'exercice de tir de légionnaires avec des balles traçantes, des munitions qui seraient à l'origine d'un gros incendie aux portes de Marseille.

Le camp militaire de Carpiagne, d'où est parti l'incendie qui a menacé des quartiers de Marseille (23 juillet 2009)Le camp militaire de Carpiagne, d'où est parti l'incendie qui a menacé des quartiers de Marseille (23 juillet 2009) © TF1/LCI

L'adjudant de la Légion étrangère responsable du tir d'exercice qui a provoqué un incendie aux portes de Marseille cette semaine a été mis en examen samedi et laissé en liberté. La juge d'instruction a retenu six chefs de mise en examen contre le sous-officier du 1er Régiment Etranger d'Aubagne, dont ceux de "destruction involontaire par incendie par violation d'une obligation de sécurité", "destruction et dégradation involontaire du bien d'autrui", "blessures involontaires" et "violation de consignes" - des délits passibles d'une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement.

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Plus d'infos

 
Le légionnaire avait été placé en garde à vue jeudi matin et le parquet militaire de Marseille a requis samedi sa mise en examen sans mandat de dépôt. Il est également suspendu de ses fonctions depuis jeudi par le ministère de la Défense dans l'attente des résultats de l'enquête judiciaire et de l'enquête de commandement qui ont été ouvertes.

Une "faute pas excusable"
 
L'adjudant de 43 ans originaire de la Réunion est accusé d'avoir dirigé l'exercice de tir d'une section de sept légionnaires avec des balles traçantes dans le camp militaire de Carpiagne. Ces munitions, dont l'usage est interdit par le règlement militaire dans les camps du Sud de la France, seraient à l'origine de l'incendie qui, deux jours durant, a parcouru 1.070 hectares, détruit une villa, cinq cabanons et une ancienne bergerie dans l'Est de Marseille et mobilisé un demi-millier de pompiers. "Il assume ses responsabilités et reconnaît qu'il s'est affranchi des consignes car l'exercice de tir était sur une courte distance", a indiqué le procureur de la République de Marseille. "Avec son détachement, il a ensuite tenté en vain d'éteindre le sinistre", a-t-il ajouté. 


Lors d'une visite aux services de secours à Marseille jeudi, le Premier ministre, François Fillon, avait parlé d'une "faute pas excusable" et promis des sanctions. Deux colonels, qui commandent le 1er Régiment Etranger et le camp de Carpiagne, avaient été entendus comme témoins vendredi par les enquêteurs. L'enquête judiciaire va maintenant se concentrer sur les auditions des militaires qui ont participé au tir et sur l'analyse des notes de service règlementant les exercices.

La polémique
 
Le parquet militaire va également recenser les victimes corporelles - six marins-pompiers et policiers avaient été légèrement blessés durant l'incendie - mais aussi matérielles qui pourront se constituer partie-civile dans ce dossier. L'Association de défense des droits des militaires (Adefdromil) a affirmé vendredi dans un communiqué publié sur son site internet que le militaire en cause était soupçonné de faits de violences sur ses subordonnés mais l'armée de terre a dit ne pas comprendre cette polémique.
 
"Le dossier disciplinaire d'un militaire est confidentiel. Lorsqu'il y a sanction, un militaire exécute sa sanction et elle est ensuite effacée", a déclaré vendredi le colonel Benoît Royal, chef du Sirpa-Terre.  Au moment de l'exercice de tir, l'adjudant mis en cause disposait "de toutes les qualités techniques requises", a-t-il ajouté, était "bien noté" et revenait d'une mission en Afghanistan.
 

(D'après agence)

le 25 juillet 2009 à 18:10
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23 Commentaires

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  • Frelon 07, le 31/07/2009 à 15h59

    Les wagons de marchandises mettent le feu les pneus des camions mettent le feu sur les bords de l'autoroute. l'adjudant va ramasser! le munitionnaire distribue des tracantes!

  • ONKR63, le 27/07/2009 à 10h07

    Navrant de voir le niveau de certains commentaires et l'utilisation idiote d'une faute d'un cadre pour servir à notre chére lutte des classes. Les munitions sont conditionnées pour l'opérationnel par barettes de 10 avec des traçantes que l'on doit écarter des la mise en chargeur avant le tir lorsqu'il y a des consignes en ce sens. Certainement comme il le dit qu'il a pensé qu'avec un tir à 25 métres les risques étaient moindres (erreur et non respect des consignes écrites du champ de tir - que l'on doit relire avant chaque prise en compte du champ de tir -qui s'est trouvée être lourde de conséquences) mais il est le seul avec le munitionnaire désigné sur le champ de tir responsable. Il assume d'ailleurs. Alors les coyotes qui hurlent à la mort et au complot pour "enfoncer" un sub, laissez lui sa dignité d'assumer son erreur, certaines sont légéres d'autres plus lourdes. Aprés savoir si ce n'était pas un mlilitaire, si les autres incendiaires volontaires, et si etc. et de plus que cela déclenche autant de haine et de bile c'est en effet très français... mais "heureusement" internet permet à n'importe qui de s'exprimer même ceux qui ont du mal à gérer leur simple vie et job et ils s'expriment comme s'ils étaient des chefs en charge de responsabilité... sans en avoir les ennus et autre chose que la bouche (le clavier en l'occurence) pour éructer des bêtises... allez messieurs montez en ligne et prenez les rênes et les responsabilités si vous êtes si forts et intelligents... Ha c'est vrai, j'oubliais... vos grandes qualités sont sûrement méconnues par les autres et vous êtes brimés .... Legio Patria Nostra

  • Taz, le 26/07/2009 à 18h29

    Tout à fait d'accord avec vous,les véritables responsables sont des officiers et encore une fois ils vont s'en tirer vu que la justice est aveugle et que les loups ne se mangent pas entre eux.

  • Bernard, le 26/07/2009 à 11h51

    De tout coeur avec vous mon Adjudant-Chef qui allez endosser les fautes et le manque de courage de vos supérieurs. Et honte sur toi l'ex officier (Adefdromil) qui crache son mépris des Sous-Officiers.

  • Psc, le 26/07/2009 à 10h41

    D'accord avec herve56, le chef du BOI et des ST signe par delegation du chef de corps alors ca fait 4 mises en examen de plus, de toute facon l'adjudant etait bon pour la tole pour refus d'obeissance car le commandant de cie, le chet du BOI, le chef des ST et le chef de corps n'auraient pas apprecies de passez pour des cons devant un subalterne qui leurs rappel le reglement

  • Antonio, le 26/07/2009 à 10h17

    En dernier ressort, si l'adjudant n'obéit pas à son chef, celui-ci au sien, ..., le général au ministre et le ministre au Premier Ministre et ce dernier au Président, c'est le Président qui est coupable parce qu'il manque d'autorité.

  • 007, le 26/07/2009 à 10h01

    L'adjudant de la Légion étrangère n est pas général ses le général qui doit morflé L'adjudant de la Légion étrangère n est qu un point

  • Herve, le 26/07/2009 à 08h31

    Pour les incendiaires la justice fait preuve de laxisme , mais pour le legionnaires qui a declenche le feux par accident sans intention de nuire , il faudra le condamner a de tres lourdes peines

  • Elguapo, le 26/07/2009 à 08h18

    Qui va payer

  • Baroudeur, le 26/07/2009 à 08h11

    A quelle heure à eut lieu cet exercice de tir ???????????????, Dans l'armée, en général, on utilise les "traçantes" avec des armes à répétitions sur des cibles "mouvantes". Des mitrailleuses par exemple pour nous aider "à suivre" la cible. Cela peut se faire de jour mais aussi surtout de nuit. Je ne vois pas l'intéret, pour un fantassin "embusqué" de tirer avec un Famas avec des traçantes sur une cible (fixe) si ce n'est que de révéler sa position et de se faire "snipé" par l'adversaire. La majorité des armes à feu sont maintenant équipées d'un "cache flamme" à l'extrémité du canon pour ne pas indiquer la présence du tireur. Si le mec, y tire avec des traçantes, autant qu'il allume un feu de camp et qu'il fume un clope pendant qu'il y est. D'autre part si le "sous off" revenait d'Afga, vu le peu de végétatation qu'il y a à bruler là bas, il est sure que Carpiagne est moins désertique.

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