Le camp militaire de Carpiagne, d'où est parti l'incendie qui a menacé des quartiers de Marseille (23 juillet 2009) © TF1/LCIL'adjudant de la Légion étrangère responsable du tir d'exercice qui a provoqué un incendie aux portes de Marseille cette semaine a été mis en examen samedi et laissé en liberté. La juge d'instruction a retenu six chefs de mise en examen contre le sous-officier du 1er Régiment Etranger d'Aubagne, dont ceux de "destruction involontaire par incendie par violation d'une obligation de sécurité", "destruction et dégradation involontaire du bien d'autrui", "blessures involontaires" et "violation de consignes" - des délits passibles d'une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement.
Le feu est maîtrisé mais non éteint
Le travail des pompiers ont été rendues difficiles en raison d'un vent très fort. Jeudi matin, le feu est circonscrit mais certains foyers repartent.
Publié le 23/07/2009
Des tirs militaires à l'origine de l'incendie
L'incendie aurait été déclenché par des militaires qui s'exerçaient au tir. Le sous-officier supérieur responsable a été suspendu. Du côté des officiels, à Marseille c'est la colère.
Publié le 23/07/2009
Les Marseillais évacués rentrent chez eux
Les habitants de Marseille qui avaient été évacués dna sla nuit de mercredi à jeudi, commençaient jeudi en début d'après-midi à rentrer chez eux.
Publié le 23/07/2009
Le légionnaire avait été placé en garde à vue jeudi matin et le parquet militaire de Marseille a requis samedi sa mise en examen sans mandat de dépôt. Il est également suspendu de ses fonctions depuis jeudi par le ministère de la Défense dans l'attente des résultats de l'enquête judiciaire et de l'enquête de commandement qui ont été ouvertes.
Une "faute pas excusable"
L'adjudant de 43 ans originaire de la Réunion est accusé d'avoir dirigé l'exercice de tir d'une section de sept légionnaires avec des balles traçantes dans le camp militaire de Carpiagne. Ces munitions, dont l'usage est interdit par le règlement militaire dans les camps du Sud de la France, seraient à l'origine de l'incendie qui, deux jours durant, a parcouru 1.070 hectares, détruit une villa, cinq cabanons et une ancienne bergerie dans l'Est de Marseille et mobilisé un demi-millier de pompiers. "Il assume ses responsabilités et reconnaît qu'il s'est affranchi des consignes car l'exercice de tir était sur une courte distance", a indiqué le procureur de la République de Marseille. "Avec son détachement, il a ensuite tenté en vain d'éteindre le sinistre", a-t-il ajouté.
Lors d'une visite aux services de secours à Marseille jeudi, le Premier ministre, François Fillon, avait parlé d'une "faute pas excusable" et promis des sanctions. Deux colonels, qui commandent le 1er Régiment Etranger et le camp de Carpiagne, avaient été entendus comme témoins vendredi par les enquêteurs. L'enquête judiciaire va maintenant se concentrer sur les auditions des militaires qui ont participé au tir et sur l'analyse des notes de service règlementant les exercices.
La polémique
Le parquet militaire va également recenser les victimes corporelles - six marins-pompiers et policiers avaient été légèrement blessés durant l'incendie - mais aussi matérielles qui pourront se constituer partie-civile dans ce dossier. L'Association de défense des droits des militaires (Adefdromil) a affirmé vendredi dans un communiqué publié sur son site internet que le militaire en cause était soupçonné de faits de violences sur ses subordonnés mais l'armée de terre a dit ne pas comprendre cette polémique.
"Le dossier disciplinaire d'un militaire est confidentiel. Lorsqu'il y a sanction, un militaire exécute sa sanction et elle est ensuite effacée", a déclaré vendredi le colonel Benoît Royal, chef du Sirpa-Terre. Au moment de l'exercice de tir, l'adjudant mis en cause disposait "de toutes les qualités techniques requises", a-t-il ajouté, était "bien noté" et revenait d'une mission en Afghanistan.
(D'après agence)
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