Incendie : le légionnaire impliqué déféré

le 25 juillet 2009 à 11h53 , mis à jour le 25 juillet 2009 à 12h22

Toujours en garde à vue, le gradé désigné comme responsable des tirs ayant provoqué l'incendie aux portes de Marseille sera présenté samedi au parquet militaire.

Le camp militaire de Carpiagne, d'où est parti l'incendie qui a menacé des quartiers de Marseille (23 juillet 2009)Le camp militaire de Carpiagne, d'où est parti l'incendie qui a menacé des quartiers de Marseille (23 juillet 2009) © TF1/LCI

Après le drame, l'heure des comptes. Les gendarmes ont déféré samedi en fin de matinée au parquet militaire de Marseille l'adjudant-chef de 43 ans impliqué dans l'incendie qui a dévoré cette semaine 1070 hectares aux portes de Marseille.

  • Le feu est maîtrisé mais non éteint

    Le travail des pompiers ont été rendues difficiles en raison d'un vent très fort. Jeudi matin, le feu est circonscrit mais certains foyers repartent.

    Publié le 23/07/2009 Le feu est maîtrisé mais non éteint
  • Des tirs militaires à l'origine de l'incendie

    L'incendie aurait été déclenché par des militaires qui s'exerçaient au tir. Le sous-officier supérieur responsable a été suspendu. Du côté des officiels, à Marseille c'est la colère.

    Publié le 23/07/2009 Des tirs militaires à l'origine de l'incendie
  • Les Marseillais évacués rentrent chez eux

    Les habitants de Marseille qui avaient été évacués dna sla nuit de mercredi à jeudi, commençaient jeudi en début d'après-midi à rentrer chez eux.

    Publié le 23/07/2009 Les Marseillais évacués rentrent chez eux
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Le sous-officier sera ensuite présenté à un juge d'instruction et à un juge des libertés et de la détention qui décidera plus tard dans la journée d'une éventuelle incarcération. Le parquet militaire de Marseille avait lancé dès jeudi des investigations dans le cadre d'une procédure pour incendie involontaire susceptible d'avoir été commis par négligence et destruction de biens par substance incendiaire. La compagnie de gendarmerie d'Aubagne, siège de la Légion, ainsi que la section de recherches de Marseille, avaient été saisies. La garde à vue de ce légionnaire natif de la Réunion avait débuté jeudi en fin de matinée et été prolongée vendredi de 24 heures.

Exercice au fusil d'assaut

Ce militaire expérimenté de retour d'une mission en Afghanistan avait exprimé jeudi devant les enquêteurs ses regrets et s'était déclaré anéanti, selon une source proche de l'enquête. Il avait ajouté n'avoir pas eu conscience de contrevenir aux ordres car personne ne l'avait mis en garde en matière de risques d'incendie en été. L'armée avait pour sa part annoncé dès jeudi matin la suspension de l'adjudant-chef. Une enquête de commandement, traditionnellement dévolue à des officiers supérieurs indépendants et dont les résultats sont attendus mardi soir, a été déclenchée.

Il est d'ores et déjà établi qu'une section de sept légionnaires s'était rendue mercredi vers 8h30 pour un entraînement au fusil d'assaut Famas, approvisionné de balles traçantes tous les cinq projectiles, au camp militaire de Carpiagne, d'où est parti l'incendie mercredi à la mi-journée. Les légionnaires avaient tenté en vain d'éteindre le début du sinistre.

(D'après agence)

 
 
 

le 25 juillet 2009 à 11:53
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22 Commentaires

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  • Simon, le 25/07/2009 à 20h58

    Pourquoi les chefs ( soit disant responsables) qui ont signes l'autorisation pour cette exercice et notament l'autorisation d'utilser ce type de munitions ne sont pas mis en examen ? Parader avec des galons et ce dire responsables des decisions c'est bien, mais savoir prendre ces responsabilités quand on a tort en est une autre A mediter...

  • Martial, le 25/07/2009 à 20h04

    Il est difficilement compréhensible qu'un sous-officier avec cette expérience ignore cette règle de base. Il a commis une grosse erreur et il devra être jugé par la justice souveraine de notre état de droit. Il n'y a pas à polémiquer, à en rajouter à droite et à gauche. Que les médias et les politiques s'acharnent donc sur chaque assassin de la route après chaque accident mortel et personne ne se souviendra plus alors de cette malencontreuse erreur humaine. Que chacun regarde la poutre qu'il a dans l'oeil avant de vouloir enlever la paille de celui de son voisin...

  • Ghb, le 25/07/2009 à 19h41

    ATTENTION : la version que vous/nous avons, est celle délivrée aux médias...cet adjudant savait parfaitement, on ne peut pas en douter, qu'il était interdit d'utiliser ces balles. On lui a dit de le faire...voire ordonné. Il a exécuté. On lui fait porter en place publique le chapeau de la seule responsabilité. C'est la version livrée aux médias, et à nous. Pas sur ordre de l'armée, les politiques ont la main finale sur ce genre de situation. Derrière, d'autres vont ramasser, mais vous/nous ne le saurons pas. Je peux vous certifier, étant bien placée, que il n'a pas agi comme ça sans que personne d'autre au dessus ne sache, officiers et/ou sous-officier. Tout ce qui est fait est consigné, surtout dans l'armée, les balles traçantes font partie d'un lot de 10 (elles sont 2 dans le lot) duquel elles doivent être ôtées, et cela consigné. Alors?? Quant au débroussaillage, ce n'est pas l'armée qui en est responsable en dehors du camp, mais les pouvoirs publics, comme à Canjuers où cela est fait, bande de 50 m de large autour du camp. Alors??

  • Julien, le 25/07/2009 à 17h35

    Sylvain, Haguenau : pour ma part j'estime que provoquer un incendie et faire partir en fumée 10.7 km2 (1070 ha) de végétation est extrêmement grave et mérite une peine exemplaire de prison. Rendez-vous compte, c'est équivalent à la surface couverte par une commune de 5000 habitants ! On n'utilise pas de balles traçantes en plein été par temps sec, un peu de bon sens !! C'est évidemment plus grave que dérober un portefeuille ou un vélo.

  • Antoine, le 25/07/2009 à 16h23

    Ce sont des professionnels, la légion étrangère est sans doutes l'une des armées au monde les plus respectées. Ce sont des hommes aguérris, qui servent notre pays sans compter, incarcerer l'un d'entre eux pour appaiser les ésprits me semble scandaleux. Les accidents arrivent, seuls ce qui ne font rien ne font pas d'erreur. L'intention coupable n'est pas là! C'est , me semble-t-il un accident. La prison ne sert à RIEN dans ce cas.

  • Sylvain, le 25/07/2009 à 15h55

    Arrêtons d'accabler ce pauvre gars !dès qu'on en tient un comme il faut il faut le mettre en prison alors qu'il y a des voyous qui font des choses bien plus grave tous les jours et qu'on remet en liberté de suite

  • Jean Jacques, le 25/07/2009 à 15h49

    La, sa devient du n'importe quoi, sa changera quoi de l'incarcéré ??? Rien... franchement il à commis une faute grave, il sera sanctionné c'est sur, mais de là à le mettre en prison c'est vite oublié ses états de services et le sacrifice de sa vie qu'il à donner à la France au cours de sa cariére militaire en Afganistan et ailleurs certainement, recherchons plutôt les vrais responsables dans les mairies de Carpiagne et de Marseille responsable de l'environement et de la sécurité incendie. Avec des coupes feu et des élaguages à mon avis il y aurais eu bien moins de dégats.

  • Fenec, le 25/07/2009 à 15h46

    En général il y a des balles traçantes dans chaque lot de cartouche qui sont marquées , et bien distinctives des autres cartouches réelles , ce qui permet d'ajuster le tir en cas de mauvaise visibilité ou de nuit , un militaire tire pas 50 cartouches à balles traçantes comme j'ai pu le lire , c'est du n'importe quoi , mais effectivement ou est la responsabilité , le légionnaire sur le pas de tir ou l'armurier qui a remit le lot de cartouches , enfin des des doutes sur l'utilisation de balles traçantes en plein jour par un beau soleil !!! son incarcération ne sert à rien seulement à soulager les politiques , et Mr Gaudin ... Legio Patria Nostra

  • Akexmomo, le 25/07/2009 à 15h38

    Qu'il prenne ses responsabilités : Ok. Mais ce n'est pas le seul, il a des gradés au-dessus de lui. Ce n'est qu'un sous-off rapellons le. Quant au cinéma que les médias font vacec cette histoire. Il serait préférable qu'ils en fassent autant avec les pyromanes responsables des incendies de Corse. Ce légionnaire n'a quand même pas volontairement mis le feu à ces forêts. Faut pas exagérer. Quant à la prison. Je trouve quand même honteux qu'on le mette en prison. Qu'est-ce que cela changera. Il n'a pas fuit, a assumé ses responsablités. N'oublions pas quand même, même si cela n'excuse rien, que cet homme s'est battu au nom de la France en Afghanistan !!!

  • Lapin, le 25/07/2009 à 15h21

    Sans vouloir accabler cet Adc, je doute qu'un cadre de cet age puisse ignorer une telle consigne. Ca voudrait dire qu'il n'a jamais assisté à un tir en été, ou que tous les tirs auxquels il a participé n'étaient pas réglementaire. Je penchee plutôt pour une grosse négligence. Il est fatiguant de dégrailler les traçantes pour ne conserver que les ordinaires, puis de re grailler les traçantes pour les réintégrer. A Jean, de Lyon : Le conditionnement des munitions est standard : 4 ordinaires, une traçante x2. Le soutier, le commandant d'unité, le chef de corp et le ministre n'ont rien à voir dans cette erreur. Les consignes sont connues de tous les officiers de tir : on doit supprimer les traçantes avant d'approvisionner les chargeurs...

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