Incendie : Le militaire déjà dans le collimateur ?

le 24 juillet 2009 à 17h26 , mis à jour le 24 juillet 2009 à 17h42

Toujours en garde à vue, le gradé désigné comme responsable des tirs ayant provoqué l'incendie aux portes de Marseille sera présenté samedi au parquet militaire.

Le camp militaire de Carpiagne, d'où est parti l'incendie qui a menacé des quartiers de Marseille (23 juillet 2009)Le camp militaire de Carpiagne, d'où est parti l'incendie qui a menacé des quartiers de Marseille (23 juillet 2009) © TF1/LCI

L'adjudant-chef de 43 ans accusé d'être à l'origine de l'incendie qui a ravagé plus de 1000 hectares autour de Marseille était toujours en garde à vue vendredi après-midi. Deux de ses supérieurs, le colonel du 1er Régiment étranger de la Légion d'Aubagne et le colonel commandant le camp militaire de Carpiagne où a eu lieu l'exercice de tir à balles traçantes à l'origine du sinistre, ont également été entendus mais en tant que simples témoins.

  • Le feu est maîtrisé mais non éteint

    Le travail des pompiers ont été rendues difficiles en raison d'un vent très fort. Jeudi matin, le feu est circonscrit mais certains foyers repartent.

    Publié le 23/07/2009 Le feu est maîtrisé mais non éteint
  • Des tirs militaires à l'origine de l'incendie

    L'incendie aurait été déclenché par des militaires qui s'exerçaient au tir. Le sous-officier supérieur responsable a été suspendu. Du côté des officiels, à Marseille c'est la colère.

    Publié le 23/07/2009 Des tirs militaires à l'origine de l'incendie
  • Les Marseillais évacués rentrent chez eux

    Les habitants de Marseille qui avaient été évacués dna sla nuit de mercredi à jeudi, commençaient jeudi en début d'après-midi à rentrer chez eux.

    Publié le 23/07/2009 Les Marseillais évacués rentrent chez eux
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Les tirs à balles traçantes sont interdits par les règlements militaires dans le sud de la France. L'adjudant-chef mis en cause aurait déclaré aux enquêteurs de la gendarmerie qu'il ignorait l'existence de ces consignes. Suspendu de ses fonctions le temps de l'enquête, il doit être présenté au parquet militaire de Marseille samedi. Le Premier ministre, François Fillon, a parlé jeudi "d'une faute qui n'est pas excusable". "La colère est compréhensible", a reconnu le général commandant la zone de Défense sud. 
 
Courageux ou dangereux ?

   
Bardé de décorations, ce sous-officier avait reçu la médaille civile des actes de courage et de dévouement pour avoir récemment sauvé une personne sur une autoroute du Sud. Il devait prochainement recevoir la croix de la valeur militaire.

Mais l'Association de défense des droits des militaires (Adefdromil) n'a pas la même estime pour l'individu. Elle affirme vendredi dans un communiqué publié sur son site internet que le militaire en cause était suspecté de faits de violences sur ses subordonnés. L'association explique avoir écrit en juillet 2007 et février 2009 au ministre de la Défense, Hervé Morin, pour lui signaler ces faits et demander des sanctions, sans résultats. "Si ce gradé avait été écarté de ses fonctions comme son comportement le justifiait, il n'aurait pas dû diriger une séance de tir sur le camp de Carpiagne", écrit Michel Bavoil président de l'association. L'association demande "à nouveau qu'une répression sévère allant jusqu'à l'éviction des rangs de l'armée s'exerce contre les auteurs de violences qui semblent bénéficier, à la Légion en particulier, d'une mansuétude inadmissible".
   
L'armée de terre s'est refusée à tout commentaire dans l'attente de vérification de ces affirmations, a dit le Service d'information et de relations publiques des armées (Sirpa). L'incendie a été éteint vendredi matin, mais quelque 200 pompiers et 90 secouristes surveillent toujours les abords de la zone. Ils avaient été rejoints durant la nuit par 300 militaires dont des légionnaires du 1er Régiment étranger d'Aubagne. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, parlant de "stupidité", avait demandé que l'armée soit mise à contribution pour les travaux sur le site, une demande acceptée par François Fillon.
 

La surface brûlée revue à la baisse

La superficie de la zone brûlée par  l'incendie qui s'est déclenché mercredi sur un camp militaire près de Marseille avant de gagner les portes de la ville, a été revue à la baisse, passant de 1300 à 1070 hectares, ont indiqué vendredi les marins-pompiers. Cette estimation est basée sur un nouveau relevé de l'Office national des  forêts.

le 24 juillet 2009 à 17:26
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23 Commentaires

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  • Ildever, le 27/07/2009 à 13h06

    Je ne comprends pas la mise en examen, la faute professionnelle grave est indiscutable et je ne la conteste pas mais si le feu avait été circonscrit à l'enceinte militaire, la cause aurait été la même et seule une sanction disciplinaire aurait été appliquée; l'extension de l'incendie et son ampleur ne sont pas le fait du militaire mais les conséquences d'une situation inadmissible montrant que les différents intervenants notamment les propriétaires de terrains attenants négligent ouvertement le débroussaillage sans qu'on les poursuive pour autant. je déplore les déclarations non mesurées et prématurées des responsables politiques (sauf Mr Gaudin). l'arsenal juridique est-il adapté et efficace pour diminuer les extensions des incendies?

  • Ancien mili de Carpiagne, le 26/07/2009 à 10h39

    Que ceux qui ne connaissent pas le sujet se contentent de faire des remarques d'ordres général, que ceux qui semblent le connaitre ne nous noient pas sous un déluge de termes techniques, contenant par ailleurs des abérations. Le sous-officier incriminé a bien commis une faute, celle, semble-t-il de la routine. Parce que cette activité d'entrainement au tir et tellement courante, qu'on en oubli de lire les consignes particulières. Elles existent, sont à jour, et stipulent qu'en été, il faut retirer les balles tracantes pour tout tir. S'il ne le savait pas, c'est qu'il a négligé de lire les consignes particulières qu'il a émargés. Quant au service pourvoyeur de munition, il ne fourni pas de vrac de munitions déjà triés, c'est bien à l'utilisateur d'en effectuer la manipulation.

  • Etgv, le 25/07/2009 à 20h11

    C'est bien vite traité ,le dossier du militaire supposé coupable ! Alors pourquoi les pyromanes civils ou les incendiaires criminels s'en sortent ils bien le plus souvent et à moindres frais ?

  • Legionnaire, le 25/07/2009 à 17h27

    Il y a eu un légionnaire mort pendant le déblayage des forets lors de la tempete de 99, les legionnaires on participé des secours lors des inondations de nimes et d'avignon, et aussi nous avons participé des aides données aux habitant des cévennes lors des chutes de neiges de l'hiver dernier. certes ce fut une grosse bétise, mais personne n'est morte, et tout le monde a pris ses responsabilités, donc il faut rester calme et n'oublier pas les services rendus aux français par les legionnaires. Ils regrettent et ils vont aider tout les sinistrés.

  • IZNO, le 25/07/2009 à 15h01

    Et si on supprimait carrement l'armée... gouffre financier dans tous les domaines!!!

  • Stéphane, le 25/07/2009 à 12h00

    Quel est le rapport entre les faits de violence et l'incendie?????

  • Lemazet13, le 25/07/2009 à 11h49

    Est-il vraiment le seul responsable? En général, dans l'armée, les ordres viennent de plus haut, pas exclusivement d'un adjudant-chef. Comment se fait-il qu'un adjudant-chef puisse avoir accès à l'armurerie sans passer par la voie hiérarchique? Sera-t-il le seul responsable ou le bouc émissaire?

  • Moises21, le 25/07/2009 à 10h37

    Un chef de section exécute les ordres de son commandant d'unité. Il ne décide pas des conditions d'exécution d'une activité: nature, lieu, date, horaire, moyens et personnels. Cette règle s'applique aux tirs qui sont soumis à des restrictions permanentes qui découlent du régime général et du régime particulier du dit champ de tir (documents contractuels) et des circonstances (principalement climatiques) Pour cet incendie, si une faute du Sous-officier incriminé n'est pas à exclure, les fautes de la hiérarchie dont il releve sont évidentes. Le commandant d'unité n'avait pas à programmer ce type de tir et à défaut de l'avoir programmé il devait s'assurer qu'il ne contrevenait pas aux régimes. Le service pourvoyeur des munitions n'aurait pas du les délivrer. Le régime particulier aurait du interdire les tirs en période de vacances estivales sur ce champ de tir hautement sensible puisque en bordure de l'agglomération phocéenne et de la zone littorale de Cassis. Tous les exercices d'instruction qui comportent des risques de départ de feux: exercices de tir, de combat et de vie en campagne avec feux de bivouac auraient du être interdits par le commandant du camp de Carpiagne et par le Colonel commandannt le régiment de légion. Alors, laissons le Juge instruire le dossier!

  • Julie, le 25/07/2009 à 10h26

    L erreure est humaine!!!!

  • Tara, le 25/07/2009 à 08h33

    Il est toujours facile de tirer sur le pianiste ! je m'étonne de la Légion "une telle erreur " mais qui a donné l'ordre ils ne se sont pas levés un matin en se disant : tiens si on faisait çà !!!

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