© TF1-LCI/R.Bousquet"Calme et paisible tu as cherché à apaiser celui qui devait te tuer et que tu sentais très énervé. Alors qu'aucune violence ni verbale ni physique n'a eu lieu, tu es mort foudroyé", écrivent dans un courrier adressé à titre posthume à la victime, les parents, les quatre frères et la soeur de Martin Mervoyer. Le jeune homme a été tué vers 2 heures du matin dans la nuit de mercredi à jeudi sur le parking de la discothèque le Paradise d'Olmeto-Plage par un videur avec qui il avait eu une altercation. "L'employé a sorti une arme de gros calibre, l'a posée sur la poitrine du jeune homme et a fait feu une fois ; la balle de 11,43 mm lui a traversé le thorax, il est mort sur le coup", a indiqué le procureur.
L'auteur présumé du tir, âgé de 23 ans, a dans un premier temps pris la fuite en voiture, avant de se constituer prisonnier en fin d'après-midi à la gendarmerie de Sartène où il a été placé en garde à vue, à l'issue de laquelle il devrait être mis en examen pour meurtre et port d'arme prohibé. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'altercation a éclaté après que le tenancier du Paradise eut demandé au videur de faire sortir un groupe de touristes qui avait amené ses propres bouteilles d'alcool et entendait les boire sur place sans consommer.
"La violence folle et inexplicable te fauche à l'aube de tes 20 ans", écrit encore dans sa lettre la famille du jeune homme, originaire de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) et décrit comme "un bel enfant plein de vie, d'idéal, de générosité". Très attaché à la Corse, Martin Mervoyer passait ses vacances dans une propriété familiale. Etudiant, il voulait intégrer l'Ecole normale supérieure et plus tard faire "peut être de la politique pour agir dans le monde", a expliqué sa famille. Le jeune touriste est la quinzième personne tuée par arme à feu en Corse depuis le début de l'année.
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