"L'avion n'a pas été détruit en vol"

le 02 juillet 2009 à 15h25 , mis à jour le 02 juillet 2009 à 22h35

Dossier : Crash du vol Rio-Paris

Les enquêteurs sont loin d'établir les causes de l'accident de l'A330 Rio-Paris qui s'est abîmé dans l'Atlantique le 1er juin avec 228 personnes à bord, a déclaré jeudi le BEA.

a330 air france vol brésilImage d'archives © TF1-LCI

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur l'accident du vol AF447 d'Air France, disparu le 1er juin entre Rio de Janeiro et Paris, a exclu jeudi l'hypothèse d'une dislocation en vol de l'avion.

  • AF447 : le Rio-Paris a-t-il fait demi-tour ?

    La zone où ont été localisés les enregistreurs du vol AF447 Rio-Paris pourrait indiquer que l'appareil a fait demi-tour avant le crash. Le BEA dit se garder de "scénarios prématurés".

    Publié le 10/05/2010 AF447 : le Rio-Paris a-t-il fait demi-tour ?
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L'examen des pièces récupérées "amène à faire le constat suivant: l'avion n'a pas été détruit en vol", a dit le responsable de l'enquête Alain Bouillard, lors d'une conférence de presse. "L'avion paraît avoir heurté la surface de l'eau en ligne de vol, avec une forte accélération verticale", a-t-il ajouté.
 
Depuis le 6 juin, 640 éléments de l'avion, un Airbus A330, ont été retrouvés, dont la dérive, le 7 juin, a-t-il rappelé. "Les éléments identifiés proviennent de l'ensemble des zones de l'avion", ont précisé les enquêteurs. Selon eux, l'examen de plusieurs éléments récupérés montre qu'ils ont subi une forte accélération verticale, qui pourrait être la conséquence de l'impact de la surface de l'eau avec l'appareil.
 
"Les passagers n'étaient pas préparés à un amerrissage"
 
Ainsi, dans le galey --meuble où sont rangés les plateaux repas--, toutes les étagères sont descendues au fond, ce qui laisse à penser qu'il a subi une accélération verticale. Un morceau de plancher retrouvé est déformé du bas vers le haut, impliquant que l'avion ait heurté la surface de l'eau.
 
Le fait que la dérive soit toujours fixée à la structure de l'avion et qu'elle ait été retrouvée au milieu des autres débris confirmerait qu'elle n'a pas cassé en vol. Aucun gilet de sauvetage gonflé n'a été retrouvé. "L'absence de gilets de sauvetage gonflés montre que visiblement les passagers n'étaient pas préparés à un amerrissage", a dit M. Bouillard.

Pas de raison de maintenir les Airbus A 330 au sol

Par ailleurs, le BEA a estimé que les sondes Pitot étaient "un élément, mais pas la cause" de l'accident. "Les sondes sont le premier maillon de la chaîne anémométrique" (surveillance de la vitesse, ndlr), a déclaré devant la presse Alain Bouillard, responsable de l'enquête sur l'AF447. Les sondes Pitot sont "quelque chose qui est fortement soupçonné dans les incohérences de vitesse", c'est "un des facteurs mais ce n'est pas le seul", et "c'est un élément mais ce n'est pas la cause", a-t-il commenté.
 
Le BEA avait relevé dès le début de l'enquête des "incohérences" des vitesses mesurées, affirmant toutefois que rien ne permettait de lier les causes de l'accident de l'Airbus A330 aux sondes Pitot, qui mesurent la vitesse en vol.
 
Les sondes Pitot ont été mises en cause par deux syndicats de pilotes peu après l'accident, ce qui a conduit Air France à accélérer le remplacement d'un ancien modèle de sondes par un modèle plus récent. Conclusion : il n'y a pas de raison de maintenir les Airbus A 330 au sol.

Les proches des victimes ont reçu 1 million d'euros des assureurs

Les assureurs d'Air France ont déjà versé environ un million d'euros d'avances aux proches des victimes du vol AF 447 à titre d'indemnisation, a indiqué jeudi Patrick de la Morinerie, de la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA). A ce jour, les ayants-droit de 58 victimes, dont 19 françaises, ont demandé et reçu des avances sur indemnisation, sur les 216 passagers que comptait le vol. Les 12 membres d'équipage font l'objet d'une couverture distincte. L'indemnisation des familles des victimes de crashs aériens incombe aux  transporteurs en vertu d'une convention internationale, même s'ils n'ont commis aucune faute avérée. Il s'agit de la convention de Montréal (Canada), qui date de 1999 et a été transposée en droit français par un décret du 17 juin 2004. Elle a été signée par 91 pays, dont le Brésil et la France.

(D'après agence)

le 02 juillet 2009 à 15:25
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48 Commentaires

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  • P54, le 14/07/2009 à 18h45

    ça alors!..quele situation.!.. cependant a tout probleme deux solutions, la bonne et la mauvaise remonter l'avion a la surface devrai etre une simple formalité pour la FRANCE mais si on penche vers la mauvaise solution a noel on n'y sera encore..????

  • Bretzel_67, le 08/07/2009 à 09h20

    Ce que personne ne dira jamais, mais qui est sûrement une hypothèse du crash, c'est que le le pilote s'est probablement absenté de la cabine, avec l'avion en pilotage auto (il paraît que c'est courant, dans la mesure où tout va bien, cela ne pose pas de problème) et le 2è pilote dormait certainement. Par grande malchance, les problèmes seraient survenus à ce moment là. Les sondes défaillantes ont indiqué de mauvais paramètres, auxquels ont répondu le pilotage auto. L'avion se serait cabré, cabré, cabré... et le pilote n'aurait pas pu remonter jusqu'à la cabine (l'avion presque à la verticale) pour rattraper sa trajectoire. L'avion est tombé à la verticale, en vrille et s'est écrasé à la surface de l'eau... Ce n'est pas la faute du pilote car ils ont tout à fait le droit de s'absenter un court moment. Il y a eu un mauvais concours de circonstances. Toutes mes condoléances aux familles.

  • Thierry02200, le 05/07/2009 à 12h02

    Quoiqu'on en dise ici ou là.... le 01 juin, il était déja assez simple pour les personnes connaissant quelque peut le fonctionnement d'un gros porteur tel qu'un A 330 de derterminé ce qui a trés probablement conduit à la perte du vol AF447, ainsi Bernard Chabbert déclarait il fort justement sur TF1 que les messages ACARS transmis automatiquement par l'avion et retrancrivant en temps réel le déclenchement des pannes et alarmes successives, que le givrage des Sondes pitot de type AA était fort probablement à l'origine du désastres. Que la "petite" compagnie Air Caraîbes qui avait connu ce même probleme de sonde de pitot en avait effectué le remplacement intégrale dans les jours suivant l'incident sur l'ensemble de ses machines. Mais pourquoi l'équipage d'air Caraïbes maitrise la situation et pas l'équipage d'Air France ? Simplement parce que "l'incident " pour air Caraîbe à lieu de jour alors que l'équipage d'air France se trouve à 2h10 UTC (4h10 heure Françaie en IMC c'est a diresans référence visuel exterieur et cela change tout, imaginez simplement que roulant de nuit sur autoroute vous vous trouviez subitement sans phares, plus aucun éclairage, plus d'information de vitesse ect ect pas facile... (la suite dans le message suivant...limitation du nombre de carateres oblige)

  • Kiki, le 04/07/2009 à 17h58

    Je ne comprends pas que malgré la demande de la coopération des Etats Unis avec la France, sachant que les américains disposent des satelites espion très sophistiqués ne puissent pas trouver la trace de cet appareil. Ou que le service météorologie Brésilienne n'ait pas conseiller à ce vol de contourner ou de changer de cap afin d'éviter cette zone orageuse qui perturbe la sonde pilot, ou encore que la compagnie Air France n'ait pas effectué les remplacements suite aux signalements constatés par les commandants. Malgré nous , on ne saura jamais la vérité, c'est une habitude des politiciens ou des grands patrons ne nous mentir.

  • KOPA4, le 04/07/2009 à 11h17

    Impensable qu'un commandant de bord ne puisse s'aperçevoir que son appareil descent à la verticale???? QUANT AUX EXPERTS?????PAS FIABLE

  • Sophie, le 04/07/2009 à 10h54

    On ne saura surement jamais ce qui s'est rééllement passé et meme si c'était le cas, ça ne ramènerait pas en vie tous ces pauvres gens..... Qu'ils reposent en paix.

  • Tacsman5, le 04/07/2009 à 03h18

    à Jérome CRL CDB, Paris pourquoi pas un débrit de fromage aussi ?non mais !

  • Jérome CRL CDB, le 03/07/2009 à 22h49

    A t'on pensé aux débrits spaciaux(Satellites ect...) ils ne jetteraient surement pas ou prendraient surement pas le risque d'envoyer de tel dechets dans les aglomérations généralement l'ocean est l'endroit idéal pour ses sujets, est t'il possible de penser a une collision avec un débrit de Satellite ?

  • Giancarlo, le 03/07/2009 à 15h44

    à ISAfly, quels enquêteurs ? Ah oui si vous voulez parler des "pointures" de la DGAC et du BEA

  • Phil, le 03/07/2009 à 15h42

    Pour Martine, Paris, il faut arreter de prendre des références dans les experts ou les James Bond, aucun sous marins de quelques marines que ce soit ne peut entendre un reveil à des milliers de Kms, les boites sont au fond de l'Atlantique et il faudrait s'approcher a moins de 1000 metres 1500 max pour les entendre !!

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