© www.sxc.huLe début de l'affaire remonte au 13 juillet dernier. Ce jour là des militaires du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine s'aperçoivent du vol d'un parachute d'entraînement et de divers effets militaires (treillis, harnais), mais pas d'armes, explique le chef de corps du 3e RPIMA, le colonel Jean-Pierre Perrin.
Une plainte est déposée à la gendarmerie, qui procède alors à une surveillance des ventes en ligne de parachutes. Deux jours plus tard, le parachute était mis à prix à 1.200 euros. Les gendarmes identifient le vendeur : un caporal-chef de 32 ans, dont 13 ans de service sans aucun problème. Il sera appréhendé le 17 dans un village près de Carcassonne, où ils ont également découvert des uniformes et des armes. Mis en examen, le caporal-chef a été suspendu sans solde par l'armée en attendant le résultat de l'enquête interne, qui déterminera sa sanction.
"C'est un vol comme on en constate souvent dans beaucoup de communautés humaines", a relativisé l'officier. Mais ça fait désordre. C'est dans cette même caserne qu'un parachutiste avait tiré par erreur à balles réelles sur le public pendant une démonstration, le 29 juin 2008, blessant 17 personnes dont 15 civils. A la suite de la fusillade accidentelle, le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bruno Cuche avait démissionné.
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