Les émeutes de Firminy © TF1/LCIMalgré le déploiement d'un important dispositif policier, des groupes de jeunes gens se sont livrés dans la nuit de mercredi à jeudi à de nouvelles violences à Firminy (Loire) et dans les communes limitrophes, pour la deuxième nuit consécutive. Toutefois, le calme semblait revenu jeudi matin dans la banlieue de Saint-Etienne. La police a interpellé et placé en garde à vue trois personnes pour des incendies volontaire.Ces incidents font suite à la mort mercredi d'un jeune homme au commissariat de la ville où il était en garde à vue. La police a officiellement déclaré qu'il avait fait une tentative de suicide. Sa famille n'y croit pas et dénonce une "bavure policière".
Selon la préfecture, les incidents ont débuté vers 23 heures mercredi soir avec des départs de feu de poubelles, mais également des incendies de voitures. Le centre social du Soleil levant de Firminy a été incendié. Les pompiers ont dû intervenir une quinzaine de fois au total, mais pour des faits moins graves que la nuit précédente. Pour surveiller cette banlieue stéphanoise, 200 CRS avaient été déployés et un hélicoptère a survolé le site pendant une partie de la nuit. Le dispositif devrait être maintenu. Neuf personnes avaient été arrêtées et placées en garde-à-vue mercredi après une première nuit de violences provoquées par la mort du jeune Mohamed Benmouna. Il avait été placé en garde à vue pour "tentative d'extorsion de fonds", et il serait tombé dans le coma mardi. Une enquête a été ouverte par le parquet et confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la "police des polices"). Une autopsie a été ordonnée.
Vidéo de mauvaise qualité
La famille a exprimé ses doutes, expliquant qu'ils soupçonnaient une violence policière déguisée en suicide. Les parents du jeune homme avaient cependant lancé un appel au calme mercredi pour les prochaines nuits. Le procureur de Saint-Etienne a contesté l'hypothèse de violences policières tout en admettant que l'enregistrement vidéo de cette cellule était inutilisable. Les caméras de surveillance ne fonctionnent pas bien, a-t-il dit. L'enregistrement vidéo est jugé inutilisable par les enquêteurs de l'IGPN en raison de sa mauvaise qualité. Selon les éléments de l'enquête évoqués officiellement, le jeune homme a utilisé des lanières de son matelas qu'il a accrochées au mur très dégradé pour se pendre. La scène aurait échappé à la vigilance des surveillants, dit-on au parquet.
(D'après agence)
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