
Un ancien employé de La Poste poursuivi depuis un an pour des attentats à l'explosif contre des radars automatiques en 2007 et 2008 a été mis en examen et de nouveau écroué dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris auprès du parquet de Paris. Il a été mis en examen pour "détention et transport de substances pouvant entrer dans la fabrication d'un engin explosif, en relation avec une entreprise terroriste" et écroué par un juge des libertés. La multiplication des radars sur les routes fait les choux gras des vendeurs d'avertisseurs de radars. La ligue contre la violence routière réclame leur interdiction. Datée du 10 novembre et diffusée sur internet depuis quelques jours, elle annonçait la fin de la signalisation des radars fixes. L'Intérieur va porter plainte.
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Cette fausse circulaire qui irrite l'Intérieur

Arrêté mercredi dernier à Nantes alors qu'il semblait préparer de nouvelles actions, cet homme gravement handicapé a fait l'objet d'un examen psychiatrique qui a conclu que son état était compatible avec une action judiciaire.
Son intention de "tout faire sauter"
Les enquêteurs avaient conclu en mai 2008 que ce solitaire aux idées d'extrême-droite affichées était l'unique membre de la mystérieuse "Fraction nationaliste armée révolutionnaire" (FNAR) ou "Front national antiradars". Cette organisation avait revendiqué des attentats à l'explosif contre plusieurs radars automatiques routiers et écrit au ministère de l'Intérieur en 2008 pour réclamer quatre millions d'euros, l'expulsion de tous les sans-papiers, la suppression des radars automatiques et une baisse des impôts.
En mai 2008, Frédéric Rabiller avait été confondu en se blessant grièvement tout seul chez lui lors de la manipulation d'un engin explosif. Il a perdu une main et trois doigts de l'autre. Mis en examen, il avait été alors laissé en liberté.
Il avait déjà fait l'objet d'une enquête en juin parce qu'il cherchait à acheter des substances suspectes sur internet. Lors de son arrestation mercredi par d'importantes forces de police, un kilo de chlorate de soude, produit pouvant entrer dans la composition d'explosifs, a été retrouvé au domicile de sa mère, chez laquelle il vivait depuis sa remise en liberté. Cette dernière a prévenu la police lorsque son fils lui a fait part de son intention de "tout faire sauter".
(D'après agence)
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