Un cratère d'un mètre de profondeur...

le 16 juillet 2009 à 07h49 , mis à jour le 16 juillet 2009 à 10h35

Alors que l'enquête tente de déterminer les raisons exactes de l'explosion, Total annonce jeudi qu'un incident a été causé par les violents orages de lundi.

L'usine Total de Carling, le 15 juillet 2009L'usine Total de Carling, le 15 juillet 2009 © LCI

Que s'est-il passé mercredi sur le vapocraqueur n°1 ? Au lendemain de l'explosion sur le site Total de Carling qui a fait deux morts et six blessés, les enquêteurs tentent d'en déterminer les causes. Selon le directeur de la sécurité du groupe Total, le vapocraqueur a connu "un incident électrique" dû aux orages de lundi. "Nous étions hier en phase de redémarrage", a expliqué Jean-Marc Jaubert sur RTL. "On ne redémarre jamais ces installations automatiquement, on le fait  partie par partie", a-t-il précisé, tout en excluant qu'un redémarrage trop rapide des installations soit la cause de l'incident. Il s'agissait d'une "phase de démarrage unité par unité, pour remettre tout  en service progressivement, vérifier que ça fonctionne bien, et passer à l'unité  suivante", a-t-il détaillé.

Total assure que tous ses moyens vont être mis en oeuvre "pour collaborer étroitement avec la police judiciaire" pour trouver les causes de cette  explosion et que "cela n'arrive bien sûr pas dans d'autres unités". Total possède "des surchauffeurs dans d'autres unités" et portera "une vigilance accrue à l'opération de ces unités" tant que les causes de cet  accident n'auront pas été éclaircies.

Une étude avait été menée

Concernant les risques industriels, Total affirme que cette explosion est sans risque sur l'environnement et sur les populations et qu'il n'y a aucune émanation de gaz. Même son de cloche à la sous-préfecture. "Il n'y a pas de danger pour les populations vivant autour du site. C'était  de l'eau qui était présente dans le surchauffeur, il n'y a donc pas d'émanations toxiques", a expliqué la sous-préfète de  Forbach.  Elle a également précisé que le pronostic vital des six blessés n'était pas engagé.  Parmi les six blessés évacués vers les hôpitaux, quatre ont regagné leur domicile mercredi soir. Les autorités allemandes du land voisin de Sarre ont été informés "en  temps et lieu" alors qu'il est apparu rapidement qu'il n'y avait pas de danger  pour les populations française et allemande.

Jeudi matin, un cratère mesurant environ un mètre de profondeur et deux mètres de diamètre témoigne de la violence de l'explosion. "Ils n'ont eu aucune chance de s'en tirer. La déflagration a dû être  terrible", commente Aldo Sclazo, délégué CGT au comité d'entreprise, et employé  sur le site depuis près de 25 ans. "Jamais, nous n'avons eu d'accident d'une  telle gravité. Ce qui est arrivé était totalement imprévisible", ajoute-t-il.

Classée Seveso 2 "seuil haut", le site opéré par Total Petrochelmicals France (TPF), la filiale pétrochimique de Total, dispose d'une "étude de danger" comportant l'identification précise des scénarios d'accident envisageables et  l'analyse de leurs conséquences. "Il faut maintenant savoir si cette étude avait prévu qu'un surchauffeur puisse exploser de la sorte", pointe un responsable syndical sous couvert de l'anonymat. Dans un bâtiment, une cellule psychologique s'est activée  auprès des collègues des victimes. "C'est le temps du deuil. Le temps des questions viendra plus tard", déclare l'un d'eux, les yeux encore rougis de larmes.

D'après agence

le 16 juillet 2009 à 07:49
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15 Commentaires

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  • Bourriquet, le 16/07/2009 à 22h34

    Étant moi même collaborateur de total, je peux vous infirmer que notre groupe respecte les règles de sécurité, nous sommes souvent inspecté et surveillé par les hautes instance, nous sommes le porte feuille de la France. OK demain, nous quittons la France, plus de 90000 emplois total France perdu et je ne compte même pas toutes les entreprises partenaires qui fermerons leurs portes, nous sommes la 1ere entreprise de France.

  • Stef, le 16/07/2009 à 18h58

    Total toujours total

  • Wagram, le 16/07/2009 à 15h48

    La sécurité comme la protection de l'environnement sont des sujets toujours mis en avant par les grands groupes industriels. Les produits fabriqués ou mis en oeuvres peuvent être dangereux mais il appartient aux dirigeants de ces entreprises de les maîtriser en appliquant scrupuleusement les principes généraux de prévention définis dans le code du travail. Les accidents comme les catastrophes ont certes pour causes immédiates des facteurs humains d'exécution et les causes fondamentales en ont tout autant, à des niveaux de responsabilité élevées ! L'un des plus cruel et dramatique exemple n'est-il pas celui de Bhopal en Inde qui dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984 à causé entre quinze et trente mille morts et près de cinq cent mille blessés ! Alors c'est vrai, ces grands groupes consacrent d'important budgets à la sécurité du personnel sur les lieux de travail et ils mettent en oeuvre des politiques de protection de l'environnement et de développement durable...Slogants tellement à la mode qu'on fini par ne plus trop savoir discerner ce qu'il en est en réalité. Union Carbide, Du Pont de Nemours, Rhône Poulenc, Monsanto, Total chimie... Tous ont ou avaient, car certaines sociétés n'existent plus, des standards et des règles de sécurité strictes et des affirmations telles que : tout accident est évitable , la sécurité est la priorité ! Et pourtant des accidents ou des catastrophes se produisent. Aujourd'hui reste que deux familles sont dans la peine... Et demain elles seront oubliées !

  • 2006delides, le 16/07/2009 à 14h36

    Si j'ai bien compris le surchauffeur produit de la vapeur 115bar à partir des gaz issus de la réaction de pyrolise à 800°C du naphta en présence de vapeur d'eau .Il n'existe à priori que 2 pistes à exploiter :soit la défaillance d'un appareil à pression (soumis à la réglementation:115b c'est pas rien !) soit ce sont les gaz craqués qui ont explosés pour une raison inconnue... Total avouera-t-il la vérité comme à Toulouse...

  • Céline, le 16/07/2009 à 14h29

    Pierre de Paris : si c'est pour écrire des inepties, vous feriez mieux de vous abstenir.

  • Al capone, le 16/07/2009 à 14h11

    Chouchou si c un memebre de ta famille ? SI JETAIS TOI JE MAMUSERAI PAS A PASSER DES COMMENTAIRES JAURAI AUTRE CHOSE A FAIRE

  • Jacques, le 16/07/2009 à 13h30

    @ Martin Brigitte, Nice : "C'est comme une mine dés qu'il y a une poche d'air, tout prend feu et explose. La mine se catalyse d'un tunnel a un autre comme une pyrolise". Quand on ne connaît rien, on ne parle pas.... Premièrement, il s'agit de poches de gaz et non de poches d'air. L'air est présent dans les mines (ben oui, sinon, on respire comment) et les coups de grisou ont lieu lorsque l'on tombe sur une poche de gaz et qu'un évènement (étincelle, flamme) déclenche l'explosion. Deuxièmement, un catalyseur est une substance qui accélère les réactions chimiques

  • Pierre, le 16/07/2009 à 13h19

    Le mieux pour TOTAL et de délocaliser ses sites qui emploi 85000 personnes et autant de familles et aller faire vivre les gens en inde ou en chine, ici en france pas grave y a des aides.

  • Chouchou, le 16/07/2009 à 12h58

    Une des victimes fait partie de ma famille. A cette heure nous n'avons toujours aucune information précise. Nous pourrons voir son coprs demain. C'est très dur de rester dans l'ignorance.

  • MARY, le 16/07/2009 à 12h21

    Quand je vois les réactions de certains, quelque soit le domaine car ici c'est Total mais ailleurs c'est une autre entreprise ou une décision prise au nom du principe de précaution, je propose de tout arrêter et revenir au temps des cavernes ! Là pas de risque d'explosion ou autres. Seul restera à résoudre le froid, les animaux sauvages et le retour en arrière après avoir connu tout notre confort moderne. Le risque zéro n'existe pas (sauf à ne rien faire et encore), les entreprises publiques peuvent connaître les mêmes problèmes (je ne donnerais pas de nom, on va me censurer), alors attendons les résultats de l'enquêtre.

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