L'accident du Paris-Cahors est survenu vendredi soir. 13 personnes ont été blessées. Samedi matin, un homme était toujours entre la vie et la mort. © TF1/LCI
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| > Ce qu'il s'est passé > Un accident "extravagant" pour Pepy |
Le choc s'est produit vers 20h45 vendredi. Treize personnes ont été blessées dans le déraillement d'un train Corail Paris-Cahors transportant 450 passagers. Samedi matin, un Corrézien de 42 ans était toujours entre la vie et la mort. Cet homme, victime de "polytraumatismes", était en réanimation après avoir été opéré en neuro-chirurgie dans la nuit et "l'enjeu vital n'est toujours pas écarté", selon une responsable de l'hôpital.
Deux autres passagers, moins gravement blessés, étaient encore hospitalisés samedi. Il s'agit d'une femme de 48 ans, également considérée comme "très gravement" blessée vendredi soir, mais qui était samedi "sortie d'affaire". L'autre victime était opérée d'une fracture de la mâchoire mais n'inspirait pas d'inquiétude. Deux autres blessés hospitalisés vendredi avaient en revanche déjà pu quitter l'hôpital.
Bussereau : accident "absurde"
La locomotive et deux voitures ont déraillé après que ce train a heurté une remorque chargée de balles de foin accidentellement tombée sur la voie au niveau de la commune de Boisseuil, au sud de Limoges. "J'étais dans la deuxième voiture. Seule la première a été littéralement éventrée par l'essieu de la remorque agricole, a raconté l'une des passagères. On a tous été secoués mais les gens sont sortis dans le calme".
Une enquête judiciaire a immédiatement été ouverte et l'agriculteur propriétaire de la remorque a été entendu par les gendarmes. D'après les premiers éléments, sa remorque "a dévalé la pente s'est retrouvée sur la voie". "L'agriculteur nous a prévenus (...) mais on n'a pas eu le temps de prévenir le train qui a alors heurté la remorque et l'a traînée sur quelques centaines de mètres", a expliqué le colonel Eric Langlois, de la gendarmerie de la Haute-Vienne.
L'accident est "absolument invraisemblable", "absurde" et "peut-être tout simplement imprévisible", a commenté samedi le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, sur LCI. "En vingt ans de SNCF, je n'ai jamais vu un accident de cette nature", a pour sa part réagi Guillaume Pepy. Le président de la SNCF a par ailleurs exprimé sa solidarité envers les victimes et leurs familles.
La circulation reprend sur une voie
Des dizaines de techniciens de la SNCF ont oeuvré toute la nuit pour réparer les caténaires et procéder au "relevage" du train accidenté, selon un porte-parole. La circulation des trains a ainsi pu reprendre, sur une seule voie et à vitesse réduite, samedi vers 10h30, a-t-il ajouté.
La circulation de tous les trains au départ de Paris-Austerlitz sera assurée, le cas échéant avec quelques délais d'acheminement, avait précisé samedi matin la SNCF, qui "ne demande plus à ses voyageurs de différer leur voyage". Le train avait pris le départ de la gare d'Austerlitz à Paris à 17h32 et était attendu à Cahors à 22h39.Après l'accident vers 20h45, la SNCF a mobilisé plusieurs autocars pour permettre d'acheminer les passagers vers Brive et Cahors.
(D'après agence)
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