Une mise en examen après le meurtre de Plougonvelin

le 31 juillet 2009 à 19h45 , mis à jour le 31 juillet 2009 à 20h59

La jeune femme interpellée après la découverte, dans une maison incendiée, du corps d'un retraité tué à l'arme blanche, devra répondre du chef d'assassinat.

Que s'est-il passé à Plougonvelin ?La maison du retraité tué à Plougonvelin © TF1/LCI

Une jeune femme de 24 ans, placée en garde à vue depuis mercredi dans l'affaire du retraité retrouvé tué dans sa maison incendiée de Plougonvelin, a été mise en examen vendredi et placée sous mandat de dépôt. Selon le parquet de Brest, la jeune femme, qui exerce la profession d'hôtesse de bar, devra répondre des chefs d'assassinat et destruction par incendie. L'entraîneuse, dont l'identité n'a pas été révélée mais qui a été identifiée  dès le début de l'enquête sous le nom de "Lola", avait rencontré la victime dans un établissement brestois où le client avait ses habitudes. Elle était en compagnie du retraité le soir du crime, selon le parquet. Ce  dernier n'exclut pas "une autre piste" et la participation d'une ou plusieurs  autres personnes dans cette affaire dont le mobile serait "l'argent".

Malgré leur incohérence, les déclarations de la jeune femme ont conduit la juge d'instruction Isabelle Pavanelli à retenir "la préméditation" et la mise en examen pour assassinat, selon Mme Lemoine.  L'homme, un amateur d'art connu à Plougonvelin pour sa discrétion et son  élégance, était un audioprothésiste propriétaire d'un réseau de points de vente  dans la région brestoise. Il vivait dans une confortable villa sur les hauteurs  de la cité balnéaire. 

Une intervention tardive des pompiers  

Les faits s'étaient produits il y a une semaine : vendredi,dernier, vers 5 heures, une habitante de Plougonvelin avait appelé les pompiers pour signaler une odeur de brûlé provenant d'un pavillon voisin. Mais après dix minutes de conversation, l'opérateur de permanence au CODIS qui avait jugé ses réponses "trop imprécises", n'avait pas engagé de moyens.

A 9 heures, un second appel signalait que le pavillon était cette fois en flammes. Les pompiers avaient évoqué une "erreur d'appréciation" pour justifier leur  intervention quatre heures après le premier appel. Une enquête avait été confiée à la gendarmerie du Conquet pour déterminer  les circonstances de l'incendie et les causes exactes de la mort du propriétaire du pavillon.

Mais, rebondissement dans l'enquête, il avait été établi que le retraité de 68 ans, dont le corps avait été découvert après l'incendie de sa maison, était mort à la suite d'une quinzaine de coups portés avec une arme blanche. Les enquêteurs s'étaient dès lors dirigés sur une piste criminelle. 

D'après agence

le 31 juillet 2009 à 19:45
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