© AFP/G.JulienLeur colère a porté ses fruits. Quelque 500 manifestants d'origine comorienne ont de nouveau bloqué jeudi l'enregistrement d'un vol de Yemenia en partance pour les Comores, pour la deuxième journée consécutive après le crash de l'A310 qui a fait 153 morts dont 61 venus de Marseille. Conséquence : la compagnie aérienne a annulé le vol. Et annoncé dans la soirée qu'elle suspendait "dès à présent" ses vols au départ et à destination de Marseille "pour une durée indéterminée",
Dans un communiqué, la compagnie yéménite invoque "un cas de force majeure" et lie sa décision "aux graves événements survenus à l'aéroport de Marseille-Provence ces deux derniers jours et aux comportements violents qui sont à y déplorer". Yemenia "ne peut poursuivre normalement l'exploitation de ses lignes au départ et à destination de cet aéroport sans mettre gravement en péril la sécurité des passagers, des usagers et des personnels qui y travaillent", selon le communiqué. "La compagnie déplore que cette période de deuil soit affectée par des comportements inadmissibles qui interdisent la recherche sereine des causes de cette catastrophe et empêchent d'acheminer les familles des victimes jusqu'à Moroni", ajoute-t-elle. A l'aéroport de Marseille-Provence, le chef d'escale adjoint de Yemenia, Mohamed Zoubeidi, a déclaré que Yemenia "s'engage à assurer le remboursement des billets (pendant) l'intégralité de la durée".
Un commissaire de police de l'aéroport était venu les assurer que le président Nicolas Sarkozy avait promis d'affréter un avion pour les parents des victimes et que le parquet de Bobigny, chargé de l'enquête sur l'accident, s'engageait à faire régulièrement le point avec la communauté comorienne de Marseille. Le président a annoncé jeudi qu'il recevrait la semaine prochaine les représentants des familles des victimes et que "bien sûr (les familles de victimes) pourront aller sur place. Nous nous organiserons pour que chacun puisse se recueillir". Jeudi soir, il s'est rendu au chevet de Bahia, la jeune miraculée du crash, après avoir participé à la cérémonie d'hommage à la Grande Mosquée de Paris (lire notre article).
| Les débris de plus en plus difficiles à repérer |
Les opérations de recherche après l'accident de l'avion de Yemenia mardi au large des Comores, se concentrent sur "une zone de dérive" où les débris sont de plus en plus difficiles à repérer, a souligné jeudi l'armée française au cours d'une mission aérienne de repérage. Un avion Transall de l'armée française, basé à la Réunion, a survolé une nouvelle fois jeudi en fin d'après-midi la zone de l'accident. Les recherches se concentrent "sur une zone de dérive, où l'on voit de moins en moins de choses, les débris ont tendance à s'éparpiller", a expliqué à l'AFP à bord du Transall Raphaël Pouyadou, capitaine au sein des forces armées françaises de la zone sud de l'océan Indien. |
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