Des inscriptions xénophobes sur une mosquée à Toul (image d'archives). © TF1/LCIDeux individus d'une vingtaine d'années ont été interpellés dans le cadre de l'affaire des tags xénophobes et racistes découverts sur un lieu de culte musulman à Toul, en Meurthe-et-Moselle, a-t-on appris auprès de la gendarmerie. Ce matin, vers 6h30, un riverain avait constaté que le bâtiment avait été recouvert de graffitis. Une tête de porc était accrochée sur la poignée de la porte ainsi que des pieds de cochons sur les volets de ce lieu de culte, géré par l'association socio-culturelle des Maghrébins toulois. Croix gammées, sigles SS et formules xénophobes recouvrent trois façades du bâtiment situé dans un quartier périphérique de Toul, réputé sans histoire. "L'appartement du curé, dans le même quartier, avait été aussi caillassé" en juillet dernier, a toutefois rappelé Nadine Morano, conseillère régionale UMP et par ailleurs ancienne députée de la circonscription.
Les deux hommes avaient été interpellés par les gendarmes dans la nuit en flagrant délit de tags sur un restaurant vendant des kebabs à Liverdun. Au cours de leur garde à vue, ils ont reconnu avoir égalemant taggé la mosquée de Toul, explique une source proche de l'enquête.
Sarkozy "déterminé à faire punir les coupables"
La ville de Toul s'est associée à la communauté maghrébine de sa ville pour "constater avec tristesse et consternation l'apparition" de ces tags, estimant que "c'est le fait de l'extrême droite et de ses inféodés qui ne savent que faire pour attirer l'attention". Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a qualifié mercredi d'actes qui "méritent le mépris" ces tags dans un courrier qu'il a adressé au président du Conseil français du culte musulman (CFCM), lui faisant part de sa "tristesse" et assurant "tous les musulmans de Lorraine de (sa) solidarité" ainsi que de "l'entière détermination des services de police" pour interpeller les auteurs de ces faits. Plus tôt, le président du CFCM avait appelé "les autorités publiques à tout mettre en oeuvre" pour arrêter les auteurs de cet "acte inqualifiable et à prendre les dispositions nécessaires pour mettre fin à ces agressions qui portent atteinte à la sérénité de la pratique religieuse dans notre pays". De son côté, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris a dénoncé "ce geste provocateur et insultant qui prend une dimension islamophobe à caractère haineux et raciste à la veille du mois sacré du ramadan".
A son tour, Nicolas Sarkozy a réagi, faisant part au président du CFCM Mohammed Moussaoui, par la voix de son directeur de cabinet, de "son indignation" et se disant déterminé à "faire punir les coupables".
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