Découverte d'une cache d'armes de l'ETA à Camplong, dans l'Hérault, le 21 août 2009 © LCILe coup de filet n'en finit pas ! La collaboration policière franco-espagnole a mis à mal l'appareil logistique d'ETA avec la découverte en moins de trois jours de six caches d'armes et d'explosifs de l'organisation séparatiste basque dans le sud de la France. Quatre d'entre elles ont été mises au jour dans l'Hérault. Deux caches contenant "des armes, des munitions, des explosifs" ont ainsi été découvertes vendredi matin à Ferrals-les-Montagnes et près de Vieussan, selon des sources proches de l'enquête. Une troisième cache souterraine, ne contenant pas d'armes mais du nitrate d'ammonium, des kilos de pentrite et de nombreux éléments électroniques a été mise au jour vendredi après-midi à Minerve. Dans l'Hérault, la quatrième cache, découverte jeudi à Camplong, recèle un "abondant matériel" avec lequel "ETA aurait pu fabriquer des dizaines de bombes ventouses", selon un communiqué du ministère espagnol de l'Intérieur.
Une autre cache d'armes de moindre importance a également été découverte jeudi dans les Pyrénées-Atlantiques à Hélette. La veille, c'est dans une localité des Hautes-Pyrénées, à Ferrières, que les enquêteurs ont mis la main sur une cache contenant notamment 100 kilos de nitrate d'ammonium et 12 kilos de nitrométhane, entrant dans la composition d'explosifs.
Les trois interpelés transférés à Paris
Qualifiées de "très belles prises" par une source judiciaire, ces découvertes ont été effectuées à la suite de renseignements fournis en milieu de semaine par les autorités espagnoles à leurs homologues françaises, a confié une source proche du dossier. "C'est naturellement un signe très positif dans la lutte contre ETA et la démonstration de la qualité de la coopération qui existe entre les autorités françaises et espagnoles", s'est félicité le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux en marge d'un déplacement à Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme).
Ces découvertes de caches d'armes et d'explosifs interviennent peu après l'interpellation mercredi de trois membres présumés de la logistique d'ETA dans la station de ski du Corbier-Villarembert (Savoie). Entendus à Lyon, ces trois hommes ont été transférés vendredi dans les
locaux de la Sdat situés à Levallois (Hauts-de-Seine), a-t-on appris de source proche de l'enquête. A l'issue de leur garde à vue dimanche, le parquet antiterroriste doit décider de l'éventuelle ouverture d'une information judiciaire afin de permettre leur présentation à un juge d'instruction en vue de leur éventuelle mise en examen.
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