© AFPAprès plusieurs jours de tensions et des affrontements avec les forces de l'ordre, la compagnie aérienne Aircal et le syndicat indépendantiste USTKE ont signé jeudi un protocole d'accord en Nouvelle-Calédonie. La grève générale entamée la semaine dernière à l'appel de l'Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE) devrait être suspendue. "La décision de suspendre appartient à une assemblée générale. En toute logique, on devrait lever la grève", a déclaré Alphonse Pujapujane, vice-président du syndicat. Le protocole d'accord a été signé par le président du conseil d'administration d'Aircal, Nidoish Naisseline qui, "suite aux événements, aux pressions de l'Etat, du gouvernement local, a été prié de venir", a souligné le responsable syndical.
La secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Marie-Luc Penchard a "salué" jeudi la signature du protocole d'accord. "A l'initiative du gouvernement calédonien, et notamment de son président, les autorités du territoire règlent ainsi un conflit du travail qui était à l'origine des graves désordres", estime-t-elle. Selon la secrétaire d'Etat, "le gouvernement et son représentant en Nouvelle-Calédonie (Yves Dassonville, haut commissaire) ont toujours soutenu l'initiative des partenaires sociaux, pour prévenir et faciliter le règlement des conflits". Pour la secrétaire d'Etat, "le travail accompli ces dernières années ne saurait être anéanti par les comportements violents de certains, qui ne relève pas d'une activité syndicale".
Piquets de grèves levés
Les militants de l'USTKE, deuxième syndicat local, avaient multiplié depuis fin juillet les barrages et le mouvement a été émaillé d'incidents qui ont culminé mercredi avec la blessure par balle d'un gendarme. Deux escadrons de gendarmes supplémentaires doivent arriver d'ici la fin de la semaine. Les premiers barrages ont été levés jeudi à Saint-Louis, dans l'agglomération de Nouméa, de même que les piquets de grève dans les entreprises de négoce, a précisé Alphonse Pujapujane. Les derniers blocages devraient cesser si la grève est suspendue.
Le vice-président de l'USTKE a cependant prévenu que le mouvement n'était pas terminé. Le syndicat réclame toujours la libération de son président, Gérard Jodar, et d'autres syndicalistes, condamnés à des peines de prison pour des violences liées à ce conflit. "On réactivera (la grève générale) pour la deuxième phase de notre mobilisation qui concerne la libération de nos camarades" et l'obtention d'un "procès équitable" en appel, a-t-il déclaré.
D'après agence
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